Continental en crise : 3 000 emplois menacés, que va-t-il se passer ?

Continental s’apprête à supprimer 3 000 postes d’ici 2026, ajoutant à une série de licenciements massifs. Cette restructuration risque de bouleverser l’industrie automobile.

Publié le
Lecture : 2 min
Continental annonce des suppressions massives d'emplois face aux défis du secteur automobile
Continental en crise : 3 000 emplois menacés, que va-t-il se passer ? © L'Automobiliste

Le secteur automobile allemand vit une période vraiment difficile. Entre une forte baisse de la demande en Europe et dans le monde, et la hausse des prix de l’énergie et des matières premières, la situation se complique pour beaucoup. Parmi les entreprises touchées, Continental, grand acteur de l’équipement auto, vient d’annoncer un plan radical visant à réduire ses effectifs – une décision qui risque de chambouler l’industrie en Allemagne comme ailleurs.

Une restructuration majeure chez Continental

Continental, qui regroupe actuellement 200 000 personnes dans le monde (oui, on parle bien de 200 000 !), a décidé de supprimer 3 000 postes d’ici à la fin 2026. Ce chiffre vient s’ajouter aux plus de 10 000 emplois supprimés ces dernières années, soit environ 5 % de l’effectif mondial. La majorité des suppressions se fera en Allemagne, avec près de 50 % des licenciements concentrés à Nuremberg.

La division Recherche & Développement (R&D) ne sera pas épargnée, puisqu’une diminution de 10 % est prévue dans ce secteur (qui joue un rôle de premier plan dans l’innovation technologique). Pour tenter d’adoucir la situation sur le plan social, Continental envisage notamment des départs en retraite anticipés et un gel des embauches.

Fermetures d’usines et retentissements locaux

En parallèle des suppressions d’emplois, Continental prévoit de fermer cinq usines en Allemagne, ce qui touche directement 580 emplois supplémentaires. Parmi ces sites, l’usine emblématique de Nuremberg en Bavière sera concernée. Ces fermetures découlent d’une nécessité économique pour le groupe, face à une baisse continue des ventes sur le marché allemand et européen.

Même si les voitures électriques sont souvent mises en avant par les décideurs politiques comme l’avenir du transport durable, elles n’ont pas encore séduit massivement les consommateurs à cause de leur coût élevé.

La concurrence chinoise, qui se montre particulièrement agressive, met encore plus de pression sur des entreprises européennes comme Continental. Les fabricants chinois ont réussi à s’implanter sur le marché mondial avec des offres souvent plus attractives, ce qui oblige les acteurs historiques européens à revoir leur manière de faire.

D’autres grands noms de l’industrie ne sont pas épargnés par la crise. Par exemple, Michelin subit également les effets négatifs de cette conjoncture difficile, tandis que Volkswagen prévoit la suppression massive de 35 000 emplois ainsi que l’arrêt de la production dans plusieurs usines.

Ces circonstances poussent les entreprises à réaliser d’importantes économies et à mettre en place des plans sociaux pour pouvoir tenir dans un marché de plus en plus compétitif.

Laisser un commentaire