Après les Landes, un nouveau département décide de durcir les sanctions contre l’utilisation du téléphone au volant : le Pas-de-Calais. Les automobilistes risquent une suspension du permis de conduire.
Téléphone au volant : le Pas-de-Calais durcit les sanctions
Le téléphone au volant est l’une des causes majeures de distraction et d’accidents sur les routes françaises, malgré un cadre légal strict déjà en place. Face à cela, certains départements, à l’instar des Landes, choisissent de renforcer leurs politiques locales de sécurité routière. Dans ce contexte, le Pas-de-Calais vient d’adopter un arrêté préfectoral élargissant les sanctions contre l’usage du portable en conduisant, illustrant une tendance à durcir la répression pour lutter contre ce fléau.
Dans le Pas-de-Calais, le préfet a signé, le 13 février 2026, un arrêté instaurant un durcissement des sanctions pour l’usage du téléphone au volant, qui peut désormais entraîner la suspension administrative du permis de conduire pour une durée de deux mois. Cette mesure fait suite à une prise de conscience des autorités locales sur la fréquence des comportements à risque impliquant des smartphones au volant.
Traditionnellement, l’usage d’un téléphone tenu en main en conduisant est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 euros et le retrait de trois points sur le permis de conduire, en application du Code de la route. Désormais, dans ce département du nord de la France, ces sanctions sont complétées par une suspension administrative du permis, prononcée directement par les forces de l’ordre sur place. Cette extension des pouvoirs préfectoraux vise à rendre plus dissuasive la réponse administrative aux comportements à risque, avec l’objectif affiché d’inciter les automobilistes à changer leurs habitudes.
Un précédent dans les Landes et une tendance nationale
Le Pas-de-Calais n’est pas le premier département à aller dans cette voie. En effet, depuis octobre 2025, la préfecture des Landes a expérimenté une politique radicale : l’usage du téléphone au volant peut y entraîner la suspension immédiate du permis de conduire, même sans autre infraction concomitante, après une phase pédagogique initiale.
Cette expérimentation landaise a été mise en place après plusieurs milliers de verbalisations recensées dans le département en 2025 pour téléphone au volant, et un bilan d’accidentologie jugé préoccupant par les autorités locales. D’autres territoires, comme la Charente-Maritime et le Lot-et-Garonne, ont également adopté des mesures similaires depuis la fin de l’année 2025 ou début 2026, avec des suspensions de permis pouvant aller jusqu’à six mois, en plus de l’amende et des points retirés.
Cette multiplication d’initiatives locales s’inscrit dans un mouvement plus large, où plusieurs préfets explorent des durcissements des sanctions administratives en matière de sécurité routière, y compris pour des comportements qui étaient jusqu’ici sanctionnés plus légèrement.






