Le 27 octobre 2025, un taxi autonome Waymo a mortellement percuté Kit Kat, un chat très apprécié des habitants du Mission District à San Francisco. L’accident, survenu alors que le marché de la voiture autonome se développe rapidement, a soulevé de nombreuses critiques et relancé les interrogations quant à la fiabilité de Waymo et de ses véhicules dans un environnement urbain dense. Depuis, l’entreprise tente de répondre à une vague d’indignation qui pourrait durablement peser sur sa réputation.
Waymo face aux faits : l’accident qui a déclenché la controverse
L’accident impliquant le robotaxi Waymo s’est produit alors que le véhicule venait d’effectuer un arrêt pour prendre des passagers, un contexte qui interroge la communauté. Selon un porte-parole, « alors que notre véhicule était arrêté pour accueillir des passagers, un chat s’est précipité sous celui-ci au moment où il redémarrait », a déclaré Waymo selon The Guardian. Bien que cette version souligne une réaction difficilement évitable, elle ne parvient pas à dissiper la colère des habitants du quartier, déjà méfiants envers les voitures autonomes.
Le chat Kit Kat, âgé de neuf ans selon le média People, était considéré comme une véritable mascotte locale. Sa mort a immédiatement déclenché un important mouvement d’émotion. Un témoin cité par Business Insider a affirmé que la voiture Waymo « n’a pas ralenti, n’a pas dévié et n’a même pas essayé d’éviter le chat », ce qui a ravivé les critiques contre la technologie employée par l’entreprise. Par ailleurs, un bilan du Département des véhicules motorisés de Californie (DMV), relayé par SFGate, fait état de 888 rapports de collisions impliquant des véhicules autonomes, un chiffre qui alimente les inquiétudes quant à la sécurité de ces technologies dans un espace urbain comme San Francisco.
Réaction publique : un quartier en colère et une image Waymo fragilisée
Dans les jours qui ont suivi l’accident, un mémorial improvisé s’est dressé devant Randa’s Market, là où Kit Kat accueillait quotidiennement les habitants. Le propriétaire du magasin, profondément touché, a expliqué que l’animal « apportait chaleur et réconfort » à la communauté, selon People.
La superviseure Jackie Fielder, citée par le San Francisco Chronicle, a dénoncé une situation dans laquelle « un conducteur humain peut être tenu pour responsable », ajoutant qu’avec Waymo, ce lien direct disparaît. Sa position a amplifié la pression politique exercée sur Waymo, transformant l’accident en symbole d’un débat bien plus large.
Face à la montée des critiques, Waymo a présenté ses condoléances, expliquant : « Nous envoyons nos plus sincères sympathies au propriétaire du chat et à la communauté qui le connaissait et l’aimait », selon TechCrunch. Cependant, cette déclaration n’a pas suffi à apaiser les tensions.
Cet accident place Waymo dans une position délicate : d’un côté, l’entreprise doit rassurer les autorités locales et les citoyens en démontrant l’efficacité de ses véhicules autonomes ; de l’autre, elle doit améliorer la précision de ses systèmes de détection pour éviter que des incidents similaires n’entachent davantage sa réputation.






