Le B100, un biocarburant 100 % végétal, offre une alternative séduisante au diesel traditionnel. Pourrait-il être généralisé, notamment en vue de l’interdiction de la vente de véhicules thermiques neufs en 2035 ?
B100 : un carburant 100 % végétal
Le B100, fabriqué à partir d’huile de colza, est un carburant 100 % végétal. Contrairement au diesel, il émet très peu de particules fines, responsables de nombreux problèmes respiratoires dans les zones urbaines : jusqu’à 80 % de particules fines en moins par rapport au diesel et une réduction de 60 % des émissions de carbone des véhicules qui l’utilisent, selon Transbus.org.
De plus, le B100 est compatible avec de nombreux véhicules diesel déjà en circulation, à condition que ces derniers soient homologués. Les entreprises ayant adopté le B100 soulignent qu’il offre des performances identiques à celles du diesel classique, ce qui rend la transition relativement simple pour les flottes de camions ou de bus. Cette simplicité, associée à un bilan environnemental favorable, en fait une solution séduisante pour réduire rapidement l’empreinte écologique des transports.
Des contraintes économiques et agricoles
Si le B100 offre des avantages environnementaux incontestables, son développement à grande échelle pose des défis économiques et agricoles. Produire suffisamment d’huile de colza pour répondre à une demande accrue nécessite de mobiliser des terres agricoles.
Autre problème : ce biocarburant nécessite une infrastructure spécifique, notamment des cuves de stockage adaptées. En effet, ce carburant n’est pas encore disponible dans les stations-service traditionnelles. Son usage reste donc réservé à des entreprises capables d’investir dans les équipements nécessaires. À noter, également que le B100 est entre 7 et 8 % plus cher que le diesel, ce qui limite son adoption, notamment pour les plus petites structures.






