Waymo : les robotaxis débarquent à Londres dès 2026

Londres s’apprête à vivre une révolution sur ses routes. D’ici 2026, Waymo, filiale d’Alphabet, prévoit de lancer ses robotaxis dans la capitale britannique. Une décision stratégique qui positionne le Royaume-Uni à l’avant-garde de la mobilité autonome européenne.

Publié le
Lecture : 2 min
Un taxi autonome Waymo fait 37 tours de rond-point : quand la technologie patine
Waymo : les robotaxis débarquent à Londres dès 2026 © L'Automobiliste

Le 15 octobre 2025, Waymo a confirmé son intention d’introduire son service de taxis autonomes à Londres dès 2026. Le projet s’inscrit dans le mouvement engagé par le gouvernement britannique, qui a récemment accéléré l’autorisation des véhicules sans conducteur dans le cadre de l’Automated Vehicles Act. L’entreprise californienne veut faire de Londres le premier laboratoire européen de ses voitures autonomes commerciales, en misant sur son expertise en intelligence artificielle.

Londres donne le feu vert à la voiture autonome de Waymo

Les autorités britanniques ont annoncé en juin 2025 que les pilotes de taxis et bus autonomes seraient avancés d’un an, pour un démarrage officiel au printemps 2026. La ministre des Transports, Heidi Alexander, a précisé que « des tests pilote pour des taxis et bus autonomes sont avancés d’un an au Printemps 2026 ». Concrètement, cela signifie que les opérateurs autorisés pourront circuler sans conducteur de sécurité, à condition de prouver un niveau de sécurité équivalent à celui d’un conducteur humain compétent.

Cette décision marque un tournant réglementaire. Le Royaume-Uni, déjà pionnier dans la législation sur les véhicules autonomes, souhaite établir un cadre robuste fondé sur la transparence, la responsabilité et la sécurité. Le Department for Transport estime que ces projets pourraient créer 38 000 emplois et générer plus de 40 milliards d’euros d’ici 2035. Selon Londres, l’objectif est clair : devenir le hub européen de la mobilité intelligente avant 2030

Waymo mise sur la capitale britannique pour convaincre l’Europe

Waymo a confirmé par voie de communiqué, relayé par Reuters, que ses premiers essais sur la voie publique londonienne débuteront « dans les semaines à venir, avec un conducteur de sécurité à bord » avant un déploiement commercial complet en 2026. Ses véhicules, des Jaguar I-Pace entièrement électriques, seront gérés par la filiale européenne de l’entreprise, avec la maintenance assurée par le partenaire Moove.

L’entreprise de Mountain View dispose d’un solide capital d’expérience. Elle a déjà enregistré plus de 100 millions de miles autonomes parcourus sur route et plus de 10 millions de trajets payants aux États-Unis. Waymo compte sur sa réputation technologique et son expertise en intelligence artificielle embarquée pour affronter la complexité de Londres : ses ruelles étroites, sa densité de circulation, et sa signalétique singulière. Le modèle Waymo Driver, combinant capteurs lidar, caméras et apprentissage profond, promet d’adapter chaque trajet aux comportements locaux.

Une concurrence britannique dopée par l’intelligence artificielle

Si Waymo attire l’attention, elle ne sera pas seule sur les routes. À ses côtés, la start-up Wayve, basée à Camden, prépare un partenariat avec Uber pour lancer ses propres taxis autonomes dès 2026. Leur différence majeure réside dans l’approche : Wayve privilégie un apprentissage « end-to-end », où l’IA apprend à conduire sans dépendre de cartes HD pré-établies. Une méthode plus flexible, mais jugée plus opaque.

Londres constitue un terrain d’expérimentation exigeant. Son architecture ancienne, la densité de ses piétons, ses cyclistes nombreux et la variabilité climatique mettent à rude épreuve les systèmes autonomes. Selon Wired, la capitale concentre « des micro-interactions sociales permanentes », que l’intelligence artificielle peine encore à interpréter. Ces paramètres rendent cruciale la validation des algorithmes de perception, de prédiction et de décision.

Laisser un commentaire