Pièces détachées électriques vs thermiques : lesquelles coûtent le plus cher ?

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Pièces détachées électriques vs thermiques : lesquelles coûtent le plus cher ? © L'Automobiliste

Avec la montée en puissance des voitures électriques, de nombreux consommateurs se demandent si les pièces détachées de ces véhicules coûtent plus cher que celles des voitures thermiques classiques. En 2023-2024, plusieurs études françaises se sont penchées sur la question. De la batterie de traction aux freins, en passant par les filtres et le moteur, nous analyserons les différences de prix des pièces neuves entre véhicules électriques et thermiques.

Nous examinerons également le marché des pièces d’occasion (notamment en casse auto), les écarts de prix selon les marques et modèles, ainsi que le rôle de plateformes spécialisées comme Autoparts24 dans l’achat de pièces d’occasion. Le tout dans un langage clair, à destination des automobilistes particuliers et appuyé sur des sources françaises récentes.

Prix des pièces neuves : l’électrique est-il plus cher ?

Les données récentes indiquent clairement un surcoût des pièces neuves pour voitures électriques par rapport aux thermiques équivalentes. D’après l’Association Sécurité et Réparation Automobiles (SRA) – qui analyse les coûts de réparation pour les assureurs – les pièces détachées représentent plus de la moitié du coût d’une réparation, et ce poste est « systématiquement plus élevé » sur les modèles électriques comparables aux modèles thermiques. Concrètement, SRA a constaté en 2023 un écart moyen d’environ +22% sur le coût des pièces d’une voiture 100% électrique par rapport à la même voiture en version essence. En d’autres termes, une pièce équivalente tend à coûter près d’un quart plus cher sur un véhicule électrique que sur son homologue essence.

Plusieurs facteurs expliquent ce différentiel. Tout d’abord, les voitures électriques embarquent des composants spécifiques très onéreux, à commencer par la batterie haute tension. Il s’agit généralement de l’élément le plus coûteux à remplacer : selon les modèles de véhicules, une batterie neuve peut valoir entre 3 000 € et 15 000 €. Ensuite, les véhicules électriques sont souvent plus récents et plus technologiques, ce qui implique des pièces complexes (capteurs d’aide à la conduite, modules électroniques, optiques LED sophistiquées, etc.). Même des éléments de carrosserie courants peuvent revenir plus cher. Par exemple, le remplacement d’un rétroviseur sur une électrique avoisine 636 €, soit environ 28% de plus que sur un modèle thermique équivalent. De même, un pare-brise de voiture électrique se chiffre autour de 1 000 €, et certains projecteurs ou feux haute technologie peuvent coûter de 1 500 € à 5 000 € l’unité – des tarifs bien supérieurs à ceux de nombreux modèles thermiques conventionnels. Enfin, certaines matières employées dans la construction des électriques (aluminium, matériaux composites pour alléger le véhicule) sont plus difficiles ou coûteuses à réparer, ce qui influe indirectement sur le prix de certaines pièces neuves.

Il convient de noter que les véhicules électriques n’ont pas que des inconvénients en matière de pièces détachées. Ils n’embarquent pas un certain nombre de composants qu’on retrouve sur les thermiques, ce qui fait autant d’éléments en moins à remplacer au fil du temps. Par exemple, une électrique n’a pas de courroie de distribution, ni d’embrayage, ni de filtre à huile ou à carburant, ni de pot d’échappement, et elle use moins rapidement ses plaquettes de freins grâce au freinage régénératif. Autant de pièces dont l’automobiliste n’aura pas à payer le remplacement sur un modèle électrique. Ces économies d’entretien courant (estimées à ~25-30% sur le budget entretien) viennent partiellement compenser le coût élevé des pièces spécifiques comme la batterie. Néanmoins, dès qu’il s’agit de réparer un organe important hors garantie (un chargeur, un moteur électrique, un calculateur…) ou de remplacer des éléments après un accident, la facture des pièces a tendance à être plus salée sur une électrique que sur une thermique équivalente. En moyenne, en 2024, réparer une voiture électrique coûte environ 14 à 15% plus cher qu’une thermique, principalement à cause du prix des pièces détachées plus élevé.

Pièces d’occasion : un marché émergent pour l’électrique

Face au coût élevé du neuf, la pièce d’occasion apparaît comme une solution économique. En règle générale, toutes motorisations confondues, les pièces auto d’occasion (ou pièces de réemploi) sont 50 à 70% moins chères que les pièces neuves. Pour les véhicules thermiques, le marché de la pièce détachée d’occasion est bien établi de longue date, via les casses automobiles traditionnelles et des réseaux organisés. Mais qu’en est-il pour les voitures électriques ?

Aujourd’hui, le marché de l’occasion pour les pièces spécifiques aux véhicules électriques reste encore limité. Comme le souligne un expert sur BFM TV, « il n’y a pas encore un grand marché de la pièce d’occasion [pour l’électrique] comme il peut y en avoir pour le thermique ». La principale raison est la jeunesse du parc électrique : les voitures électriques et hybrides sont encore minoritaires sur les routes en 2023, et très récentes pour la plupart. Moins de véhicules en fin de vie ou accidentés signifient moins de pièces disponibles à la récupération. De plus, les composants électriques sont souvent très spécifiques à chaque modèle et évoluent vite, ce qui complique la compatibilité des pièces entre différents véhicules. Il en résulte une offre plus rare sur le marché d’occasion, avec parfois des délais d’attente plus longs et des coûts qui restent élevés comparés aux thermiques. Par exemple, les batteries de traction d’occasion sont encore peu courantes et doivent être rigoureusement testées, ce qui peut maintenir des prix relativement hauts compte tenu de la demande.

Cela dit, la situation évolue progressivement. De plus en plus de casses automobiles agréées commencent à traiter des véhicules électriques accidentés ou en fin de vie, en récupérant des pièces réutilisables (moteurs électriques, packs de batteries, chargeurs, calculateurs, etc.). La filière s’organise pour garantir la sécurité (manipulation de batteries haute tension) et la qualité des pièces revendues. Désormais, des centres de recyclage auto proposent des éléments d’occasion pour électriques avec peu de kilomètres, parfois révisés ou reconditionnés. Lorsqu’elles sont disponibles, ces pièces permettent de faire des économies substantielles par rapport au neuf. Par exemple, un pack batterie d’occasion pour une citadine électrique pourra coûter quelques milliers d’euros, au lieu de plus de 10 000 € en neuf. De même, on commence à trouver des moteurs électriques d’occasion ou des modules électroniquesrécupérés sur des véhicules accidentés, à des prix bien inférieurs au tarif constructeur. Bien entendu, l’état et l’ancienneté de chaque pièce d’occasion doivent être vérifiés, mais en achetant via des canaux sérieux, les particuliers bénéficient généralement d’une garantie et de pièces testées.

En résumé, le potentiel d’économie offert par les pièces d’occasion est énorme – jusqu’à 70% d’économies selon La Tribune Auto – mais le choix pour les modèles électriques reste plus restreint en 2023. Il faut souvent faire preuve de patience et de recherche pour dénicher la bonne pièce. C’est là qu’interviennent les plateformes spécialisées qui facilitent la mise en relation avec les casses disposant de la pièce désirée.

Écarts de prix selon les marques et les modèles

Le surcoût des pièces pour voitures électriques n’est pas uniforme : il varie selon les marques et les modèles. D’après l’étude SRA, pratiquement tous les modèles électriques coûtent plus cher à réparer que leurs équivalents thermiques, mais dans des proportions différentes. Par exemple, la Smart Fortwo électrique n’était qu’environ 1,1% plus coûteuse à réparer qu’une Fortwo essence, alors qu’une Volkswagen Golf VII électrique (e-Golf) coûtait jusqu’à 17% de plus à remettre en état que la Golf thermique. Ces différences s’expliquent en partie par la conception de chaque modèle : la petite Smart électrique partage beaucoup d’éléments en commun avec la version essence, ce qui limite l’écart, tandis que l’e-Golf, plus lourde et dotée de composants électriques spécifiques, subit des dommages plus coûteux.

De manière générale, les marques généralistes qui déclinent un même modèle en version thermique et électrique peuvent mutualiser de nombreuses pièces, ce qui réduit l’écart de coût. Par exemple, une Peugeot e-208 partage l’essentiel de ses pièces de carrosserie, de châssis et même de freinage avec la 208 essence, donc ces pièces ont le même prix neuf que pour la version thermique. À l’inverse, les constructeurs spécialisés uniquement dans l’électrique – ou les modèles sans équivalent thermique – ne bénéficient pas de ces synergies. Un expert note que « les véhicules électriques qui ont une version thermique, généralement c’est un peu moins cher [à réparer] parce qu’il y a notamment des pièces communes », alors que pour une marque 100% électrique « comme Tesla », tous les composants sont spécifiques et entretenus dans un réseau dédié. Il en résulte souvent des prix de pièces plus élevés chez ces marques pionnières de l’électrique. Par exemple, les pièces d’une Tesla ou d’une Renault Zoe (modèle électrique sans équivalent thermique direct) sont réputées coûteuses car il n’existe pas d’alternative générique et leur approvisionnement est contrôlé par le constructeur. D’ailleurs, SRA souligne que certaines interventions sur des électriques haut de gamme nécessitent des équipements spécifiques (outillage, diagnostics) qui renchérissent indirectement la facture – ce fut particulièrement le cas pour Tesla, où la réparation hors réseau pouvait s’avérer compliquée.

Par ailleurs, la politique tarifaire des constructeurs joue un rôle. Indépendamment de la motorisation, chaque marque fixe le prix de ses pièces détachées. Ces dernières années, on a observé de fortes augmentations des tarifs officiels de pièces chez certains constructeurs. En 2023, par exemple, des marques comme Skoda, Toyota ou Hyundai ont augmenté le prix de leurs pièces de 15 à 20% en un an, tandis que d’autres comme Mazda ou BMW restaient plus sages avec moins de 5% d’augmentation. Ainsi, si vous roulez en voiture électrique d’une marque ayant fortement revu ses prix à la hausse, le différentiel de coût de pièces avec un modèle thermique équivalent peut être encore amplifié. En revanche, les marques à politique plus modérée ou offrant des pièces communes entre leurs gammes essence/diesel/électrique peuvent afficher des écarts plus contenus.

Enfin, signalons que l’âge du véhicule influe également. Les modèles électriques étant récents, ils embarquent souvent les toutes dernières technologies (capteurs, caméras, éclairages LED…) qui, qu’il s’agisse d’une voiture électrique ou thermique haut de gamme, augmentent mécaniquement le coût des pièces en cas de remplacement. À équipement égal toutefois, l’étude SRA a montré qu’un véhicule électrique neuf (moins de 2 ans) restait environ 8% plus cher en pièces qu’un thermique neuf comparable. Cela confirme qu’il existe un “effet électrique” propre, dépendant de la présence de la batterie et des composants haute tension spécifiques.

Le rôle des plateformes en ligne comme Autoparts24

Dans ce contexte de pièces onéreuses, les plateformes en ligne de pièces d’occasion jouent un rôle de plus en plus important pour aider les automobilistes à réduire la facture. Autoparts24, par exemple, est l’une des plus grandes plateformes européennes dédiées aux pièces auto d’occasion d’origine. Elle agrège les stocks de nombreuses casses automobiles professionnelles à travers l’Europe, permettant de trouver facilement des pièces d’occasion pour quasiment toutes les marques et modèles de voitures (thermiques comme électriques). Avec plus de 4,5 millions de pièces en catalogue couvrant toutes les grandes marques automobiles, ce type de marketplace donne accès à des composants parfois introuvables en local.

L’intérêt pour le consommateur est multiple. D’abord, le prix : en passant par ces plateformes, on peut comparer les offres et obtenir des pièces d’origine à des tarifs bien plus avantageux que le neuf (souvent -50% ou davantage). Par exemple, un moteur d’essuie-glace, un feu arrière ou un bras de suspension pourront se trouver à moitié prix en occasion récente. Pour des pièces très coûteuses comme une batterie ou un moteur électrique, l’économie réalisée peut se chiffrer en milliers d’euros. Ensuite, la commodité : des sites comme Autoparts24 permettent de rechercher par marque, modèle ou référence (OEM) afin d’identifier la pièce exacte compatible avec votre véhicule. Il suffit souvent d’entrer son immatriculation ou son VIN pour filtrer les pièces correspondantes. L’achat en ligne est sécurisé et la livraison rapide partout en France, ce qui évite de devoir faire le tour des casses physiquement. De plus, ces plateformes offrent généralement une garantie sur les pièces d’occasion vendues, ainsi qu’une politique de retour en cas de problème, apportant une tranquillité d’esprit appréciable. Autoparts24, par exemple, assure une livraison gratuite en France métropolitaine et des retours sans tracas si la pièce ne convient pas.

Un autre avantage non négligeable est l’aspect écologique et durable. En optant pour une pièce de réemploi via une plateforme dédiée, on donne une seconde vie à un composant au lieu de consommer une pièce neuve. Cela réduit le gaspillage et l’empreinte carbone liée à la fabrication de nouvelles pièces. Autoparts24 met d’ailleurs en avant ses partenariats avec des programmes de recyclage et sa contribution à l’économie circulaire automobile. Pour les propriétaires de véhicules électriques, souvent soucieux de l’environnement, c’est un argument cohérent : réparer son auto électrique avec des pièces d’occasion s’inscrit dans la même démarche écologique que le fait de rouler en électrique.

En somme, les plateformes en ligne comme Autoparts24 démocratisent l’accès aux pièces détachées d’occasion. Elles offrent un vaste choix (y compris pour des modèles électriques récents ou rares), des prix attractifs et un service fiable pour les particuliers. Lorsque les pièces neuves sont trop chères ou difficiles à obtenir, ces marketplaces constituent une solution de choix pour entretenir ou réparer son véhicule à moindre coût.

Alors, les pièces détachées des voitures électriques sont-elles plus chères que celles des voitures thermiques ? 

Pour les pièces neuves, la réponse est globalement oui. Les études françaises récentes montrent un surcoût moyen d’une quinzaine de pourcents sur les réparations d’une électrique, principalement à cause du prix plus élevé des pièces spécifiques (batterie, composants électroniques, etc.). Certaines pièces très onéreuses, comme les batteries ou les optiques high-tech, tirent la moyenne vers le haut. Néanmoins, les écarts varient selon les modèles : une électrique dérivée d’un modèle thermique partagera bien des pièces au même prix, alors qu’un modèle électrique exclusif aura des pièces distinctes souvent plus coûteuses.

En ce qui concerne les pièces d’occasion, le marché commence tout juste à s’organiser pour les véhicules électriques. L’offre est encore limitée, mais en pleine croissance, et elle permet d’atténuer significativement le coût d’entretien en profitant de pièces 100% fonctionnelles à prix réduit. Des plateformes comme Autoparts24 facilitent cette démarche en rendant accessibles des millions de pièces de réemploi vérifiées, avec à la clé des économies pouvant atteindre 50 à 70% par rapport au neuf.

Pour un consommateur particulier, cela signifie qu’entretenir ou réparer une voiture électrique peut coûter un peu plus cher en cas de pépin majeur, mais pas de fatalité : en étant malin sur l’origine des pièces (neuf vs occasion) et en comparant les offres, il est possible de contrôler son budget. De plus, l’absence de certaines opérations (vidanges, courroies, etc.) et la fiabilité des composants électriques compensent en partie le prix élevé de certains éléments. En définitive, si le coût des pièces détachées des véhicules électriques reste aujourd’hui supérieur à celui des thermiques, les écarts tendent à se réduire avec l’industrialisation croissante de l’électrique et l’émergence du marché de l’occasion. Le consommateur, lui, a désormais des solutions à portée de clic pour alléger la facture tout en roulant plus vert.

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