Le leasing social a bien fonctionné en 2025. L’objectif des 50 000 voitures électriques commandées a été atteint. Preuve d’une certaine demande des foyers les plus modestes pour s’équiper d’un véhicule zéro émission.
Le leasing social a très bien marché en 2025
En ce tout début d’année 2026, l’objectif de 50 000 véhicules électriques subventionnés au titre du leasing social 2025 a été officiellement dépassé, marquant une réussite majeure pour ce dispositif social pensé pour faciliter l’accès à l’électrique. À l’origine, ce dispositif de leasing social avait pour vocation de permettre aux ménages les plus modestes de disposer d’une voiture électrique neuve sans avoir à l’acheter, via une location longue durée à loyers réduits, grâce à des subventions significatives établies dans le cadre des certificats d’économies d’énergie (CEE). Cette formule vise à concilier l’accès à la mobilité propre avec une contrainte budgétaire réduite pour les foyers à faibles revenus.
Pour être éligibles au leasing social 2025, les candidats devaient satisfaire à un certain nombre de critères précis, notamment liés à leurs revenus et à leur usage du véhicule. Le revenu fiscal de référence par part devait être inférieur ou égal à 16 300 €, seuil fixé pour cibler prioritairement les foyers modestes et intermédiaires. De plus, les utilisateurs devaient justifier soit d’un trajet domicile-travail supérieur à 15 km, soit d’un usage professionnel important, afin de garantir une utilisation réelle et significative du véhicule.
Une condition supplémentaire imposait aux modèles de voitures électriques proposés d’être neufs et adaptés aux contraintes environnementales et économiques de la transition, tout en maintenant des loyers attractifs, généralement bien inférieurs aux prix standards du marché. L’ambition affichée était ainsi de dépasser les 50 000 véhicules électriques subventionnés en 2025, objectif qui a bel et bien été atteint.
Ces contraintes visent non seulement à favoriser une distribution équitable des aides, mais aussi à garantir que ceux qui en ont le plus besoin puissent réellement bénéficier d’une mobilité électrique accessible, dans un contexte où les prix des voitures neuves restent élevés.
Profil des bénéficiaires et impact territorial
L’analyse des premiers retours sur le leasing social montre des résultats intéressants sur le plan social et territorial. Parmi les bénéficiaires, 45 % appartiennent aux trois premiers déciles de revenus, ce qui confirme l’impact social du dispositif auprès des ménages modestes. De même, 55 % des commandes sont destinées aux ménages ruraux, traduisant une diffusion géographique étendue au-delà des seules zones urbaines densément peuplées.
Cette répartition montre que le leasing social ne profite pas uniquement aux grandes métropoles, mais touche aussi des zones rurales, souvent en déficit d’infrastructures de mobilité alternatives. Cette diversité d’usages renforce l’idée que la voiture électrique, via le leasing social, peut être une solution pragmatique pour réduire l’empreinte carbone du transport tout en répondant à des besoins concrets de mobilité quotidienne.

