La sécurité sur nos routes est une préoccupation majeure pour l’Union européenne, et la Belgique se démarque vraiment par les efforts qu’elle déploie dans ce domaine. Ces dernières années, le pays a réussi à diviser par deux son taux de mortalité routière. Cette réussite fait partie d’une stratégie globale qui mise sur l’utilisation intensive de radars. Certes, cette approche anime les débats, mais son efficacité est maintes fois démontrée.
Une baisse impressionnante des accidents mortels
En 2019, la Belgique comptait 110 décès sur ses routes. Ce chiffre est descendu à 54 décès en 2022, montrant une nette amélioration en matière de mortalité routière, confirme Le Figaro dans un reportage vidéo. Ce succès est d’autant plus notable que dans d’autres parties de l’Europe, la tendance à la baisse s’est ralentie ces dernières années. La Belgique a su garder le cap, même après la reprise des activités à la fin du confinement lié à la Covid-19.
Le confinement a d’abord contribué à faire baisser le nombre d’accidents mortels, grâce à une réduction massive des déplacements. Pourtant, alors que d’autres pays ont vu leurs chiffres remonter après le déconfinement, la Belgique a réussi à maintenir ces résultats grâce à des mesures ciblées et strictes.
Le rôle clé des radars
L’installation massive de radars automatiques modernisés est au cœur de la politique de sécurité routière en Belgique. Avec environ 400 radars par million d’habitants, le pays détient le record du nombre de radars par habitant selon la base de données SCDB. Au total, la Belgique possède 4 652 radars fixes disséminés sur tout son territoire.
On y trouve différents types de dispositifs : des radars de vitesse, des radars-tronçons et ceux installés aux feux tricolores. Leur efficacité est reconnue : comme le souligne Stef Willems de l’institut Vias, « Des études scientifiques ont démontré qu’un radar-tronçon fait baisser de 50 % le nombre de tués et de blessés graves ». Les amendes pour excès de vitesse jouent aussi un rôle dissuasif, étant souvent plus sévères qu’en France, et les marges d’erreur des radars ont été supprimées pour renforcer cet effet.
Une règlementation stricte mais qui fonctionne
En Belgique, la notion de grand excès de vitesse commence dès 30 km/h au-dessus de la limite autorisée. Cette rigueur dans l’application des règles contribue clairement à rendre les routes plus sûres. L’objectif est double : sanctionner les comportements à risque et les prévenir dès leur apparition.
L’engagement de la Belgique se voit aussi dans sa capacité à innover et à adapter ses méthodes, comme le marquage au sol, pour protéger ses citoyens. Tandis que d’autres pays peinent à maintenir leurs résultats en matière de sécurité routière, la Belgique continue à avancer avec détermination.






