Le constructeur Stellantis vient d’annoncer le rappel de 711 596 véhicules diesel à l’échelle mondiale, confirme Motors Actu. Ce rappel concerne les modèles produits entre 2016 et 2024 pour les gammes Citroën, DS, Opel et Peugeot. Le souci ? Un problème avec le voyant MIL (Malfunction Indicator Light) qui pourrait ne pas s’allumer en cas de défaillance du système SCR (système de réduction catalytique) ou du FAP (filtre à particules). Résultat : ces voitures ne respectent pas les émissions polluantes en vigueur.
Détails techniques et conséquences
Le problème signalé par Stellantis concerne surtout les moteurs diesel 1.5 Blue HDi, 2.0 HDi et 2.2 HDi. Comme le voyant MIL ne se déclenche pas en cas de défaillance du système SCR ou du FAP, le véhicule peut ne pas être conforme aux normes environnementales européennes. Bien qu’aucun danger immédiat ne soit à craindre pour la sécurité, une panne pourrait coûter entre 1 500 et 3 000 € en réparations.
De plus, le rappel a été officiellement notifié au ministère allemand des Transports. En France, ce sont plusieurs centaines de milliers de véhicules qui sont concernés par cette opération.
Ce que cela signifie pour chaque marque
Chaque enseigne du groupe Stellantis est touchée avec des chiffres et périodes bien précis :
- Pour Citroën, 250 497 unités produites entre 2018 et 2024 doivent être contrôlées. Les modèles concernés sont la C3, la C-Elysée, la C3 Aircross, la C4 Cactus, le Berlingo, le C4 SpaceTourer, le C5 Aircross et le Jumpy.
- La marque DS ratisse 21 130 unités fabriquées entre 2017 et 2022. Les modèles en question sont le DS 3 Crossback et le DS 7 Crossback.
- Chez Opel, 97 770 unités produites entre 2017 et 2023 sont concernées. On parle ici de modèles tels que la Corsa, la Crossland, le Combo, le Grandland, la Zafira/Vivaro et le Movano.
- Pour Peugeot, c’est 341 749 unités produites entre 2016 et 2021 qui font l’objet du rappel. Les modèles affectés incluent la Peugeot 208, la 2008, la 301, la 308, la Rifter/Partner, la 3008, la 508, la 5008 ainsi que les Traveller/Expert et Boxer.
Comment se passe le rappel ?
Stellantis a prévu une démarche claire pour gérer ce rappel. Les propriétaires recevront prochainement un courrier les invitant à faire vérifier leur véhicule. Il est aussi possible de vérifier soi-même si sa voiture est concernée en saisissant le numéro VIN sur les sites dédiés des marques.
L’intervention se résume principalement à une mise à jour logicielle de l’unité de contrôle moteur (ECU). La procédure ne prend pas plus de trente minutes et se fait gratuitement chez un concessionnaire agréé.
Règles de contrôle et retour en arrière
L’annonce intervient alors que les contrôles techniques vont être renforcés dès 2026, ce qui pourrait entraîner des contre-visites à hauteur de 135 € si le problème n’est pas résolu. La démarche s’inscrit également dans les préparatifs en vue des normes Euro 7, prévues pour 2027. Cette opération intervient après des épisodes difficiles pour l’industrie (comme le Dieselgate chez Volkswagen et le scandale Takata concernant les airbags défectueux). Avec environ 50 % des ventes en Union européenne réalisées en 2024 avec des moteurs diesel, Stellantis tient à ce que ses véhicules répondent aux normes environnementales actuelles et futures.





