La fin d’une mesure très contestée : pourquoi les départements tournent la page du 80 km/h

Plus de la moitié des départements abandonnent la limitation à 80 km/h, révélant un mécontentement croissant.

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La fin d’une mesure très contestée : pourquoi les départements tournent la page du 80 km/h
La fin d’une mesure très contestée : pourquoi les départements tournent la page du 80 km/h © L'Automobiliste

Depuis son instauration le 1er juillet 2018, la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires a fait beaucoup parler. Présentée comme une mesure pour réduire la vitesse et donc les accidents de la route, elle n’a pas donné les résultats espérés selon de nombreux élus locaux. Aujourd’hui, plus de la moitié des départements français ont choisi de lâcher cette limitation et de repasser à 90 km/h sur certaines routes. Cette décision suit une évaluation plutôt négative de l’efficacité de la mesure initiale.

Bilan mitigé : on repasse à 90 km/h

En revenant à 90 km/h, plusieurs départements, comme l’Eure (le 52e département à effectuer ce changement) et le Morbihan, montrent qu’ils veulent répondre aux mécontentements locaux. Hervé Maurey, sénateur de l’Eure, a déclaré sur LCI : « Le bilan n’a pas été concluant. On a vu très nettement que ça n’avait pas réduit la mortalité sur les routes. » Au total, 53 départements ont ainsi décidé de rehausser la limite, ce qui illustre une volonté de coller aux attentes et aux ressentis du public.

Dans le Morbihan, plus précisément, « une route sur dix » a déjà vu sa limitation rehaussée, une proportion qui en dit long sur la tendance. Le retour à 90 km/h s’est aussi traduit concrètement par la pose de 600 nouveaux panneaux de signalisation, pour un coût de 180 000 euros.

Ce que disent les élus et les usagers

La remise à 90 km/h reflète aussi la pression de l’opinion publique. De nombreux élus témoignent avoir reçu des demandes insistantes de leurs électeurs pour ces ajustements. Les usagers confirment un ressenti plutôt positif. Un automobiliste a résumé : « À 90, c’est mieux, mais il faut être prudent. », et un autre a constaté un changement de comportement : « C’est très bien, les gens s’énervent moins. Vous voyez, ils ne cherchent pas à doubler. »

Cette tendance à modifier les limitations a démarré dès 2019, montrant une certaine précipitation à revoir une loi qui n’avait qu’un an d’existence. La date exacte de certains changements, comme le lundi 9 février (sans année précisée), reste parfois imprécise, mais il est clair que l’efficacité de la mesure a été remise en question rapidement.

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