Après plus d’une décennie d’absence, la marque Santana fait son grand retour en Espagne. En s’appuyant sur un partenariat stratégique et une motorisation hybride rechargeable, elle relance sa production depuis son site historique de Linares. Un retour qui ambitionne de s’imposer sur le marché européen du pick-up.
Une marque historique qui renaît dans son fief andalou
Disparue depuis la fin des années 2000, la marque automobile Santana s’apprête à reprendre la route. Connue pour ses véhicules tout-terrain robustes, la firme espagnole a marqué plusieurs générations d’utilisateurs, notamment à travers ses versions locales de modèles Land Rover ou Suzuki. C’est dans cette lignée de fiabilité que Santana compte inscrire son renouveau.
La relance se concrétisera à Linares, en Andalousie, sur le site même qui avait vu naître ses précédents modèles. Ce choix n’est pas anodin : il symbolise un retour aux sources et mise sur le savoir-faire local. Une nouvelle étape industrielle s’ouvre donc dans cette région autrefois frappée par la fermeture de l’usine. Le projet bénéficie d’un soutien capital : un investissement porté par Zhengzhou Nissan, une coentreprise sino-japonaise cherchant à étendre sa présence sur le marché européen.
Un pick-up hybride taillé pour l’Europe
Le nouveau modèle annoncé par Santana est un pick-up hybride rechargeable, reprenant les bases du Nissan Frontier Pro. Ce véhicule, initialement présenté au salon de Shanghai 2025, combine puissance et adaptation aux normes européennes. Avec 408 chevaux sous le capot et une motorisation pensée pour réduire les émissions, il se veut conforme aux exigences environnementales en vigueur.
Contrairement à la version destinée au marché chinois, le modèle Santana sera calibré pour une commercialisation européenne. Cela inclut notamment des ajustements en matière d’homologation et de design, afin de séduire un public soucieux de performances mais aussi de durabilité. Il pourrait ainsi venir concurrencer les rares pick-up double cabine encore acceptables en France, où les malus écologiques sont particulièrement dissuasifs.



