La sécurité sur nos routes fait partie des priorités depuis toujours pour les autorités françaises, qui visent le « zéro mort sur les routes ». Malgré des décennies de régulation et d’efforts, plus de 3 000 décès ont été recensés en 2023 sur le territoire français. Le Code de la Route, mis en place pour réduire les accidents, doit s’adapter aux nouvelles réalités démographiques et technologiques.
Les acteurs et leurs idées
Dans cette bataille pour moins de drames sur la route, plusieurs personnes-clés se mobilisent. Parmi elles, François Durovray – ancien ministre délégué chargé des Transports et actuel président du conseil départemental de l’Essonne – se démarque par son implication. Il milite pour mettre fin au permis de conduire à vie dans le but d’atteindre le but « zéro mort sur les routes ». Il propose une « batterie de solutions » variées pour renforcer la sécurité.
Le gouvernement français appuie aussi ce type d’initiatives en voulant réduire le nombre de victimes sur les routes, comme le montre le projet de loi récemment déposé.
De son côté, le Parlement européen a fait part de ses intentions pour la période 2023-2024 en matière de sécurité routière. Bien qu’il ait d’abord pensé imposer des visites médicales obligatoires pour tous les conducteurs en Europe, il a finalement choisi de laisser à chaque pays membre le soin de définir la procédure.
Quelles propositions et quels débats ?
Les idées mises sur la table varient et suscitent parfois des polémiques. Par exemple, l’idée d’abandonner le permis de conduire à vie divise en France et ailleurs. Certains pensent que ce système devrait être remplacé par des évaluations régulières des compétences des conducteurs.
Une autre proposition, qui fait débat, consiste à obliger les chauffards à réaliser des travaux d’intérêt général.
Au sujet des visites médicales, les suggestions prévoient que tous les automobilistes passent un examen tous les quinze ans et que les seniors se soumettent à une visite médicale tous les cinq ans (même si ces propositions ne font pas l’unanimité, en particulier chez certaines associations de conducteurs qui y voient une stigmatisation des personnes âgées).
Réactions et situation en Europe
Ces propositions ne laissent personne indifférent. Les associations représentant les conducteurs seniors s’opposent fermement à l’obligation des visites médicales, soulignant qu’elles pourraient être vues comme discriminatoires. Certaines voix s’élèvent aussi contre la suppression du permis à vie, la considérant comme une atteinte aux libertés individuelles.
Au niveau européen, même si le Parlement avait initialement envisagé d’imposer ces examens médicaux réguliers pour tous les conducteurs dans l’UE, il a finalement renoncé à une règle uniforme et laissé chaque État membre prendre ses propres décisions.






