Le député Horizons Frédéric Valletoux a déposé le 1er avril 2025 une proposition de loi ambitieuse pour renforcer la sécurité routière (avec le soutien d’une centaine d’élus issus de partis comme Ensemble pour la République, Europe Écologie-les Verts et le Parti socialiste). Cette initiative vise à rendre obligatoires les visites médicales pour les conducteurs de véhicules terrestres à moteur, dans le but de freiner les accidents provoqués par une inaptitude à la conduite.
Un cadre législatif pour rouler en sécurité
La proposition prévoit une visite médicale obligatoire pour obtenir ou renouveler les permis de conduire des catégories A et B. Les contrôles auront lieu tous les 15 ans, puis, à partir de 70 ans, ils se feront tous les 5 ans (afin de surveiller l’état de santé qui peut évoluer avec l’âge). Le but affiché est de réduire le nombre d’accidents dus à des problèmes physiques ou médicaux, surtout qu’en France, on déplore déjà un accident par semaine depuis le début de 2025.
Cette mesure fait partie d’un effort européen. Un accord signé le 25 mars par les 27 États membres de l’Union européenne prévoit l’instauration d’examens médicaux avant d’obtenir le permis d’ici à 2030 – tout en laissant à chaque pays le soin d’opter pour d’autres solutions, comme des formulaires d’auto-évaluation pour le renouvellement.
Des exemples venus d’ailleurs
Plus de 14 pays européens appliquent déjà l’obligation de visite médicale pour les conducteurs. Au Portugal, par exemple, un examen médical est requis tous les 10 ans dès l’âge de 40 ans, puis tous les 2 ans après 70 ans. Des pays comme l’Espagne, le Danemark, la Grèce et l’Italie ont mis en œuvre des mesures similaires.
En France, l’initiative recueille un soutien populaire notable. Un sondage Ifop réalisé en février 2024 révèle que 59 % des Français se disent favorables à ces visites médicales obligatoires pour tous les conducteurs, chiffre qui grimpe à 70 % quand il s’agit des seniors.
Un sondage Ipsos réalisé pour Vinci Autoroutes indique que 51 % des personnes de plus de 65 ans se montrent opposées au contrôle médical qui pourrait conduire à une interdiction de conduire. Il est toutefois précisé que la proposition concerne tous les conducteurs, sans distinction d’âge.






