Automobile : démarrage diesel pour le marché français en 2026, sauf pour l’électrique

Le marché automobile français démarre l’année 2026 dans le rouge. Les immatriculations reculent, mais les voitures électriques continuent de gagner du terrain. Peugeot signe une surprise inattendue dans le classement des ventes.

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Le marché automobile français démarre l’année 2026 dans le rouge. Les immatriculations reculent, mais les voitures électriques continuent de gagner du terrain. Peugeot signe une surprise inattendue dans le classement des ventes. Pixabay
Le marché automobile français démarre l’année 2026 dans le rouge. Les immatriculations reculent, mais les voitures électriques continuent de gagner du terrain. Peugeot signe une surprise inattendue dans le classement des ventes. Pixabay | L'Automobiliste

Le marché automobile français a commencé l’année 2026 sur une note morose. Les immatriculations de véhicules neufs reculent pour la troisième année consécutive, sur fond d’incertitude économique et de transition énergétique accélérée. Pourtant, un segment résiste : l’électrique. Et au milieu de ces tensions, une éclaircie apparaît pour Peugeot, qui bouscule la hiérarchie des modèles les plus vendus.

Une baisse globale malgré quelques marques résilientes

L’année 2026 commence comme s’était achevée 2025 : sous la barre des attentes. Selon les relevés de la PFA publiés début février, les immatriculations de voitures particulières neuves ont diminué d’environ 6% en janvier par rapport à l’an dernier. Même en tenant compte d’un nombre équivalent de jours ouvrés, le recul reste prononcé. Les tensions économiques persistent et la remontée du coût du crédit continue de freiner les achats.

Certaines marques tirent cependant leur épingle du jeu. Le groupe Renault enregistre une légère progression, soutenue par la bonne dynamique de sa gamme électrifiée. La marque Alpine progresse également, profitant de sa montée en cadence industrielle. À l’inverse, plusieurs constructeurs font face à un début d’année difficile, à l’image de Toyota ou de DS, en net repli par rapport à janvier 2025.

Chez Stellantis, la tendance est mitigée. Le groupe parvient à contenir le recul global de ses ventes, grâce notamment à la progression de Fiat. La nouvelle génération de la Grande Panda commence à se faire sentir dans les chiffres. En revanche, Peugeot débute l’année plus timidement, tout comme Alfa Romeo et DS.

Du côté du groupe Volkswagen, les résultats sont contrastés : la marque Volkswagen recule légèrement, mais Skoda parvient à progresser. L’ensemble témoigne d’un marché fragmenté, où chaque constructeur navigue entre inflation, évolution des normes environnementales et nouveaux usages.

L’électrique bat des records et les hiérarchies des ventes sont bousculées

Si le marché automobile français recule globalement, l’électrique poursuit sa trajectoire ascendante. Les modèles 100% électriques atteignent près de 30% des immatriculations, un niveau inédit. Le renforcement des primes CEE et les campagnes commerciales de plusieurs constructeurs expliquent en partie cette dynamique.

Les hybrides poursuivent également leur progression. Ensemble, hybrides légers, full hybrides et hybrides rechargeables dépassent désormais la barre symbolique de la moitié des ventes neuves. À l’inverse, les motorisations essence traditionnelles poursuivent leur chute et ne représentent plus qu’une part marginale du marché. Le diesel, lui, passe sous les 3%, confirmant sa disparition progressive du paysage automobile français.

u-delà des tendances technologiques, la hiérarchie des modèles les plus vendus réserve une surprise. La Peugeot 208, dans ses versions thermique et électrique, devance la Renault Clio en janvier 2026. La citadine de la marque au losange traverse une phase de transition liée à sa nouvelle génération, ce qui pourrait expliquer le décrochage ponctuel.

Peugeot place également le 2008 sur le podium, tandis que la nouvelle Renault 5 électrique s’installe déjà dans le top 5, signe d’un intérêt marqué des automobilistes pour les citadines électriques au positionnement accessible.

À l’inverse, les performances de Tesla étonnent : le Model Y chute au bas du classement, et la Model 3 disparaît du top 100. Le repli pourrait s’expliquer par une concurrence accrue et par une fin d’année 2025 marquée par des livraisons massives, rarement suivies d’un rebond immédiat.

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