Les marques allemandes de vélos Haibike et Winora ont trouvé un repreneur après les difficultés du groupe Accell. Bike Tree GmbH, liée au groupe singapourien DuTech, reprend l’activité de Winora Staiger à Sennfeld, en Bavière. L’opération maintient 87 emplois, mais s’accompagne de 73 suppressions de postes.
Cette reprise, rapportée par Die Welt, marque une nouvelle étape dans la redistribution des marques de l’ancien géant européen du cycle. Elle concerne directement le marché des vélos classiques et électriques, où Haibike et Winora disposent d’une clientèle au-delà de l’Allemagne.
Une reprise industrielle, mais une activité réduite
La société Bike Tree est rattachée à l’ensemble Tri Star/DuTech, déjà présent dans le secteur européen du cycle à travers plusieurs entreprises. Selon les informations publiées en Allemagne, l’activité de Sennfeld doit se poursuivre avec les deux marques historiques. Les conditions financières de la vente n’ont pas été rendues publiques.
Le bilan social est important : 87 salariés pourront rester, tandis que 73 postes seront supprimés. Au début de la procédure d’insolvabilité, Winora Staiger employait 187 personnes ; d’autres départs étaient déjà intervenus avant la conclusion de la reprise.
Ce que cela change pour les acheteurs et les revendeurs
Pour les consommateurs français, l’enjeu porte surtout sur la continuité commerciale de deux marques distribuées sur le marché européen, notamment dans le vélo à assistance électrique. La poursuite annoncée de l’activité constitue un signal pour les réseaux de distribution, mais les informations disponibles ne détaillent pas encore les conséquences sur les catalogues, les livraisons ou les services après-vente en France.
Le sort des différentes marques de l’ancien groupe Accell se décide désormais à travers des opérations distinctes. La faillite de ses entités néerlandaises avait été prononcée en août, comme le rappelle Cleanrider. La reprise de Winora et Haibike concerne leur périmètre allemand et ne préjuge pas du devenir des autres entreprises du groupe, notamment de la marque française Lapierre.
Le secteur du cycle continue ainsi sa réorganisation après les difficultés financières d’Accell : des marques reconnues peuvent poursuivre leur activité sous un nouvel actionnaire, mais avec des effectifs et des structures profondément remaniés.