Après plusieurs mois difficiles, le marché automobile français montre un frémissement positif en août. Une hausse modérée des immatriculations vient contraster avec une année globalement en baisse. Ce regain ponctuel révèle des dynamiques variées entre constructeurs et types de motorisation.
Une embellie d’août qui ne gomme pas une tendance négative
Le mois d’août 2025 a marqué une légère progression pour le marché automobile en France. Avec 87.850 voitures particulières neuves immatriculées, cela représente une hausse de 2,18% par rapport à août 2024. Ce chiffre, bien que modeste, tranche avec les reculs successifs des derniers mois.
Néanmoins, la situation globale reste préoccupante. Depuis le début de l’année, le marché accuse toujours une baisse de plus de 7%. Le rebond du mois d’août ne suffit donc pas à inverser la courbe d’une année morose. Cette stagnation persistante reflète un contexte économique encore fragile et des incertitudes durables sur les modes de motorisation.
Performances contrastées selon les groupes automobiles
Les constructeurs français ont connu des situations diverses en août. Le groupe Stellantis a vu ses ventes progresser légèrement (+1,74%), porté notamment par Citroën qui bondit de 30%, et Alfa Romeo en forte croissance. Ces bons résultats ont permis d’amortir les reculs d’autres marques du groupe.
Renault affiche une hausse plus marquée (+2,28%), tirée par la dynamique de sa marque principale (+7,5%). À l’inverse, Dacia, qui faisait figure de moteur de croissance ces derniers mois, recule de 6,42%. Le groupe Volkswagen, quant à lui, enregistre une chute notable (-8,04%), principalement due au recul de la marque VW. Skoda et Cupra, en revanche, s’en sortent bien avec des croissances respectives à deux chiffres.
Tesla poursuit sa chute, avec un mois d’août très défavorable (-47%), s’inscrivant dans une baisse globale de près de 40% depuis janvier. Ce déclin met en lumière les difficultés du constructeur à maintenir son rythme face à une concurrence toujours plus agressive sur le segment électrique.
L’électrique stabilisé, les hybrides en pleine forme
Les motorisations alternatives continuent de prendre de la place sur le marché. Les véhicules 100% électriques représentent désormais 17,7% des ventes, contre 16,8% sur la même période en 2024. Une progression modérée mais constante, signe d’une adoption qui se consolide.
En parallèle, les hybrides confirment leur domination. Depuis le début de l’année, ils représentent plus de la moitié des ventes (50,9%), traduisant une préférence croissante des consommateurs pour des solutions plus souples et moins contraignantes que l’électrique pur. Cette tendance pourrait s’installer durablement, tant les incertitudes liées à l’autonomie et aux infrastructures de recharge freinent encore une adoption massive des véhicules 100% électriques.



