Tesla traverse une période critique sur le marché automobile français. En avril 2025, le constructeur américain a vu ses ventes plonger à un niveau historiquement bas. Ce recul ne s’explique pas uniquement par la conjoncture : l’image controversée d’Elon Musk semble aussi jouer un rôle majeur dans cette désaffection.
Des chiffres alarmants pour la marque californienne
Tesla enregistre une chute brutale sur le marché français. En avril 2025, seulement 863 véhicules ont été immatriculés, une baisse de près de 60 % par rapport à l’année précédente. Cette performance est la plus faible enregistrée par le constructeur depuis son arrivée en France. Sur les quatre premiers mois de l’année, la marque affiche une diminution globale de 44 % de ses ventes, bien au-delà du repli général du marché automobile qui s’élève à 7,28 %.
La marque américaine sort même du Top 10 des véhicules électriques les plus immatriculés en avril. Un signal fort dans un contexte où le segment électrique est en plein essor. Face à Tesla, les modèles français comme la Renault 5 E-Tech ou la Peugeot E-208 occupent désormais les premières places. Même des modèles récemment lancés comme la Citroën E-C3 ou la Volkswagen ID.3 surpassent Tesla.
Elon Musk, un frein à la croissance ?
L’effondrement des ventes n’est pas uniquement lié à des enjeux économiques ou industriels. L’image d’Elon Musk pèse de plus en plus lourd dans la balance. Sa nomination controversée à un poste politique aux États-Unis et des comportements jugés provocateurs, voire choquants, ont suscité une vague de méfiance internationale. En France, cette défiance se traduit visiblement dans les chiffres.
Le patron de Tesla, connu pour ses prises de position sans filtre et ses apparitions publiques discutables, cristallise les critiques. Certains consommateurs associent désormais l’achat d’une Tesla à un soutien implicite à son dirigeant, ce qui pousse une partie de la clientèle à se tourner vers d’autres marques. Par ailleurs, la chute continue du cours de l’action Tesla accentue le climat d’incertitude autour de l’entreprise.
En parallèle, la concurrence sur le segment des véhicules électriques s’intensifie. Les constructeurs français et allemands, soutenus par une production locale et des prix plus accessibles, séduisent de plus en plus les acheteurs. Dans ce contexte, Tesla ne semble plus bénéficier de son image de pionnier et peine à se réinventer face à des acteurs mieux perçus et plus ancrés dans le paysage européen.



