Le secteur automobile en France retrouve un peu de dynamisme en septembre. Les immatriculations repartent timidement à la hausse, avec un regain d’intérêt des ménages et une percée notable des voitures 100% électriques. Toutefois, la tendance reste fragile sur l’ensemble de l’année.
Les ménages relancent l’activité automobile
Après plusieurs mois marqués par la prudence, les particuliers ont de nouveau fréquenté les concessions. Leur retour constitue un élément clé pour les constructeurs, car ce type de clientèle génère des marges plus importantes que les ventes aux entreprises. En septembre, leur poids dans les immatriculations a nettement progressé, dépassant la moitié des mises en circulation.
Cette évolution s’explique en partie par les efforts tarifaires consentis par les marques. Promotions, remises et conditions de financement attractives semblent avoir convaincu une clientèle qui hésitait face à un contexte économique et politique incertain. Les entreprises, en revanche, n’ont pas encore enclenché le même mouvement, freinées par les changements fiscaux sur les véhicules de fonction. Leur retour significatif n’est attendu que dans les prochains mois.
L’électrique gagne du terrain
Le mois de septembre marque également un tournant pour la voiture électrique. La part des modèles zéro émission a bondi, représentant plus d’un cinquième des immatriculations. Cette progression illustre une accélération de la transition énergétique, malgré les doutes persistants sur l’avenir réglementaire du secteur.
Les acheteurs n’ont pas attendu le lancement officiel du leasing social pour franchir le pas. Les incitations commerciales mises en avant par plusieurs constructeurs ont joué un rôle déterminant. Certains groupes tirent particulièrement profit de cette dynamique, à l’image de Renault et Dacia, qui consolident leur position et progressent nettement quand d’autres reculent encore. À l’inverse, des acteurs comme Hyundai-Kia ou Toyota peinent à redresser la barre, confirmant un marché contrasté.



