Et si le quadruple champion du monde décidait de dire stop ? Pas dans dix ans. Pas en 2028. Mais dès 2026.
Max Verstappen, c’est l’assurance tous risques de Red Bull. Mais depuis quelques mois, le doute s’installe. Et il ne vient plus seulement de l’extérieur. Le Néerlandais n’a jamais été du genre à faire de longs discours, mais il laisse filtrer ce qu’il faut. Et ce qu’il laisse filtrer depuis le début de la saison ne sent pas bon pour Milton Keynes.
Une équipe qui tangue, Verstappen se pose des questions
Depuis l’affaire Horner, l’ambiance chez Red Bull est plombée. Même si les micros sont coupés et les regards contrôlés, personne n’est dupe : ça ne tourne plus rond. Le cas Liam Lawson, viré après deux courses en RB21, sans lui laisser sa chance, n’a pas aidé. Verstappen n’a pas compris. Il l’a mal vécu. Et ça, tout le monde l’a vu.
Sur la piste, la Red Bull est très largement en dessous de la McLaren, mais Verstappen s’accroche au duo Piastri-Norris grâce à son talent de pilote exceptionnel. « Il gagnerait avec un tracteur », lâchait Franz Tost dans Motorsport-Total le 26 avril 2025. Une punchline qui en dit long sur la dynamique actuelle.
Le vrai tournant, c’est 2026. Nouveau règlement moteur et châssis. Une nouvelle ère de la Formule 1 va s’ouvrir. Et beaucoup pensent que Red Bull ne sera pas la mieux armée. Honda va avec Aston Martin. Red Bull misera sur son propre moteur avec Ford. Et ça, pour Verstappen, c’est loin d’être un détail.
Helmut Marko a laissé entendre l’existence d’une clause de sortie si Red Bull ne figure pas dans les deux premiers du championnat à la trêve estivale, ce qui semble probable (Red Bull actuellement 3e à 22 points de la seconde place de Mercedes). Une bombe potentielle. Horner a esquivé en conférence de presse, sans démentir. Rien n’est officiel, mais tout est plausible.
Mercedes, Aston Martin ou une année sabbatique ?
Mercedes est à l’affût. George Russell n’est toujours pas prolongé, quel hasard. Et Toto Wolff rêve d’associer Verstappen à Mercedes depuis que le néerlandais est gamin. Franz Tost l’a dit dans Motorsport-Total : « Mercedes est selon moi la priorité absolue en termes de perspective de victoires immédiates en 2026. »
Mais l’autre concurrent, Aston Martin, n’a pas dit son dernier mot. Nouveau QG à Silverstone, soufflerie dernier cri, arrivée d’Adrian Newey, ex-cerveau des quatre titres de Max. Honda fournira les moteurs à partir de 2026, et Andy Cowell supervise le tout. Un cocktail très sérieux. Toujours selon Franz Tost, « Aston Martin a le meilleur homme du secteur automobile et du secteur des groupes motopropulseurs ». La rumeur d’une offre financière gigantesque circule. Rien de confirmé, mais tout le monde en parle.
Et s’il disait stop ? Verstappen l’a déjà dit : il ne fera pas une carrière à la Fernando Alonso. Il sera père cette année. L’idée d’une année sabbatique prend du poids. Pour souffler, pour revenir plus fort, ou pour partir pour de bon ?



