C’était attendu depuis longtemps par les utilisateurs de YouTube et Android Auto. Après des années de bidouillages pour afficher des vidéos sur le tableau de bord avec des outils comme Fermata Auto, l’application YouTube fait enfin son entrée officielle sur Android Auto, confirme Frandroid. Sauf que, malgré le nom, la nouveauté est bien plus modeste que beaucoup l’espéraient.
Google ouvre un peu, mais pas sans limites
Pendant des années, Google a bloqué tout ce qui ressemblait à un flux vidéo sur Android Auto pour favoriser la sécurité routière. Aujourd’hui, YouTube apparaît nativement dans l’interface des voitures équipées d’Android Auto, mais uniquement en audio. Cette version fonctionne exactement comme Spotify ou YouTube Music : lecture, pause, et passage au contenu suivant, mais pas de vidéo affichée. L’écran du véhicule reste figé sur l’interface habituelle.
Cela réduit fortement l’intérêt d’avoir YouTube sur Android Auto. Ciblée surtout pour la diffusion de podcasts ou d’émissions d’actualité où l’image compte moins, cette version n’autorise ni navigation libre ni recherche textuelle complexe. Comme le dit la métaphore : « Une radio géante déguisée en YouTube ». Ceux qui espéraient pouvoir regarder des vidéos quand la voiture est à l’arrêt, comme le permettent certains systèmes d’infodivertissement de Tesla, Renault, Volvo ou Xpeng, risquent d’être déçus.
Le côté technique et l’abonnement
La fonctionnalité YouTube sur Android Auto repose sur une extension de la lecture en arrière-plan, similaire à ce que proposent YouTube Premium ou Premium Lite (ce dernier coûte 7,99 € par mois). L’accès semble réservé aux abonnés : sans abonnement, l’utilisation est limitée.
Par ailleurs, il semble que Google planche encore sur des fonctions vidéo limitées. Un flag repéré dans la version v16.3.160744 beta indique que le développement d’une fonctionnalité vidéo n’est pas totalement abandonné, potentiellement prévue pour 2026, et qui pourrait permettre la lecture vidéo lorsque le véhicule est à l’arrêt, en essayant de concilier divertissement et sécurité routière.
Cette approche rappelle les solutions tierces comme Android AI Box, qui ont longtemps servi à afficher des vidéos via des « bidouillages ». Ces solutions n’ont aucun support officiel et restent des alternatives limitées, non recommandées par les constructeurs automobiles.





