Le 30 septembre 2025 marque le début de la deuxième édition du leasing social pour voitures électriques. Ce dispositif, qui vise à rendre l’électromobilité plus abordable pour les foyers modestes, a déjà fait un carton lors de sa première mouture. Il attire les ménages français qui souhaitent alléger leur budget carburant tout en réduisant leurs émissions.
Un dispositif ouvert à 50 000 foyers
Ce programme, destiné aux foyers aux revenus modestes, permet à 50 000 foyers de louer une voiture électrique à des conditions avantageuses. Pour être éligible, une personne seule doit déclarer moins de 16 300 euros de revenus nets annuels et réaliser un trajet domicile-travail de plus de 15 kilomètres ou parcourir plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre professionnel. Prenons l’exemple de Maxime, qui, avec sa voiture thermique, parcourt jusqu’à 600 kilomètres par semaine et envisage le passage à l’électrique pour faire des économies sur le carburant.
Une offre variée et abordable
Le leasing social propose une large gamme de modèles. À Montbéliard, par exemple, un véhicule neuf affiché à 29 700 euros à l’achat peut être loué pour seulement 150 euros par mois. Les mensualités varient généralement entre 100 et 200 euros, voire moins pour certains modèles. Du côté de l’assurance, les tarifs débutent à 30 euros par mois, rendant l’offre particulièrement intéressante pour les jeunes actifs au budget souvent restreint.
Une demande qui explose chez les concessionnaires
La demande se fait déjà sentir dans les concessions automobiles. Aurore Caillot, conseillère commerciale chez Hyundai, explique qu’elle reçoit en moyenne une dizaine de demandes chaque jour. Guillaume Sicard, directeur général de Renault France, invite les clients à se rendre en concession dès que possible pour ne pas rater leur chance, tandis que Burim Grainca, commercial chez Stellantis, précise que ce dispositif permet aux jeunes actifs d’accéder à des véhicules qu’ils ne pouvaient auparavant pas envisager.
Les préparatifs et les attentes des constructeurs
Les constructeurs ont été briefés bien avant le lancement officiel. Stellantis et Renault étaient déjà opérationnels lors de la première édition, et cette fois-ci, l’ensemble des marques a ajusté son stock pour répondre à la forte demande. Certaines ont même limité le nombre de dossiers acceptés afin d’assurer la livraison des véhicules disponibles. L’année dernière, les 50 000 dossiers avaient été complétés en moins de six semaines ; selon Hyundai, cet exploit pourrait être reproduit en seulement quelques jours cette fois-ci. Même si les loyers mensuels affichent une légère hausse, l’enthousiasme reste très présent.
Prendre de l’avance pour éviter les pépins techniques
Les concessionnaires redoutent quelques soucis techniques lors du dépôt des dossiers auprès de l’Agence de services et de paiement (ASP). Des bugs informatiques ou des serveurs en panne pourraient compliquer la procédure. C’est pourquoi il est vivement conseillé aux clients de commencer leurs démarches dès le week-end précédant l’ouverture officielle afin d’éviter toute mauvaise surprise.
Le salon Automobile de Lyon sera également l’occasion de discuter de ces opportunités et des défis potentiels liés au leasing social. Avec 50 000 bénéficiaires attendus cette année, dont 5 000 réservés aux zones à fort enjeu écologique (où la transition énergétique est particulièrement nécessaire), il vaut mieux se préparer rapidement.






