C’est la chute libre pour Tesla : une baisse de 60% en Allemagne

Tesla, autrefois leader, voit ses ventes chuter de 60% en Europe.

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C'est la chute libre pour Tesla : une baisse de 60% en Allemagne
C’est la chute libre pour Tesla : une baisse de 60% en Allemagne © L'Automobiliste

Alors que les ventes de véhicules électriques explosent en Europe, Tesla, autrefois le grand nom du secteur, traverse une période compliquée. Les chiffres récents témoignent d’une chute marquée des ventes de la marque, surtout en Allemagne et dans plusieurs pays d’Europe de l’Ouest. Le tout vient s’ajouter aux polémiques autour de son PDG, Elon Musk, et à une gamme de voitures qui commence à montrer des signes de fatigue.

Tesla en berne et ses répercussions

Ces derniers mois, l’affection pour Tesla s’est effritée, notamment à cause des débats enflammés concernant Elon Musk. Sa proximité avec l’ancien président américain Donald Trump n’a pas fait l’unanimité, surtout en Europe où ce rapprochement est vu d’un mauvais œil. Par ailleurs, la gamme proposée semble prendre un coup de vieux face à des concurrents qui n’arrêtent pas d’innover, suscitant des critiques sur le manque d’innovation.

En Allemagne, un marché clé pour les voitures électriques, les chute des immatriculations de Tesla se sont effondrées. En avril, seulement 885 voitures Tesla ont été enregistrées, ce qui représente une baisse de 46% par rapport à l’année précédente. Si on regarde sur les quatre premiers mois de l’année, la diminution atteint 60%. Ce déclin se retrouve aussi dans 13 pays d’Europe de l’Ouest, où, d’après le cabinet EY, les ventes ont chuté de 50%.

Le marché des véhicules électriques qui bouge

Ironiquement, alors que Tesla semble vaciller, le segment des véhicules 100% électriques est en plein boom en Allemagne. En avril, les immatriculations ont bondi de 53,5%, avec 45 535 unités mises en circulation. Ce regain de popularité profite particulièrement aux constructeurs chinois comme BYD, qui a multiplié ses immatriculations par sept sur un an, enregistrant 1 566 nouvelles unités le mois dernier.

Même si le gouvernement d’Olaf Scholz a mis fin aux aides publiques à l’achat, la part de marché des voitures électriques a quand même grimpé à 18,8%. Ce succès s’explique aussi par une taxation avantageuse sur les voitures de service électriques, encourageant fortement les entreprises à investir dans ce type de véhicule.

La situation économique et politique qui fait grincer des dents

En Allemagne, le marché automobile global reste plutôt fragile avec seulement 242 728 véhicules neufs immatriculés en avril, soit une baisse toute légère de 0,2% par rapport à l’année précédente. Cette stagnation explique en partie les prix élevés et une situation économique, disons, moins rassurante.

Les surtaxes américaines mises en place sous l’administration Trump continuent de jouer les trouble-fête pour l’industrie automobile allemande. Même si certaines exceptions sont faites pour les constructeurs qui fabriquent aux États-Unis avec des pièces importées, l’incertitude reste palpable.

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