Tesla attaquée : au tour de superchargeurs d’être incendiés

Dans la nuit du 26 au 27 mars 2025, douze superchargeurs de la marque Tesla ont été visés par des incendies volontaires à Saint-Chamond.

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Tesla attaquée : au tour de superchargeurs d’être incendiés © L'Automobiliste

Une inscription mystérieuse, douze bornes carbonisées, aucune interpellation. Derrière ces flammes, un nom revient toujours.

Dans la nuit du 26 au 27 mars 2025, douze superchargeurs de la marque Tesla ont été visés par des incendies volontaires à Saint-Chamond. Un acte inédit dans la Loire, mais qui n’a rien d’anecdotique.

Superchargeurs visés : une attaque revendiquée sur le terrain

Les faits se sont déroulés sur le stationnement d’une grande surface de Saint-Chamond, dans la Loire, dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 mars 2025. Douze infrastructures de recharge électrique estampillées Tesla ont été la cible d’incendies criminels. Deux d’entre elles ont été entièrement détruites ; les dix autres ont subi des altérations importantes. Selon la source policière relayée par Le Progrès et confirmée à l’AFP, « il s’agit du premier acte de cette nature dans la Loire visant l’entreprise du milliardaire américain Elon Musk ».
Sur le sol du stationnement, une inscription peinte en blanc laissait peu de doute sur l’intention des auteurs : « Campagne anti Tesla Born to burn ». Un marquage explicite qui semble plus qu’un simple tag : un message politique, voire une forme de revendication.

Tesla, Musk et la cristallisation des tensions

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise Tesla est la cible de dégradations. Mais ici, c’est une douzaine de structures, chacune évaluée à plusieurs dizaines de milliers d’euros, qui ont été touchées simultanément. Ce n’est pas anodin. La société d’Elon Musk cristallise des tensions à l’échelle internationale, au-delà des simples débats sur la transition énergétique.
Musk, avec ses prises de position tranchées depuis qu’il est dans l’administration Trump, que ce soit sur les conflits géopolitiques, la liberté d’expression ou l’automatisation, incarne pour certains un symbole du pouvoir technologique non régulé. De quoi motiver des actions militantes ciblées. Cette attaque en France, bien qu’inédite à cette échelle dans le pays, s’inscrit dans un climat global de rejet ou de défiance envers la marque Tesla et son fondateur.

Un préjudice coûteux, une enquête au point mort

D’après les premières estimations, chaque superchargeur coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros. À douze unités touchées, le préjudice pourrait se chiffrer à plusieurs centaines de milliers d’euros. Et au-delà des pertes matérielles, c’est aussi la continuité du service de recharge dans la région qui est perturbée. Tesla possède un maillage dense de bornes en France, mais une attaque sur ce genre de site, très fréquenté, pose inévitablement la question de la sécurité des infrastructures.
Pour l’instant, aucune arrestation n’a été effectuée. L’enquête ouverte pour « dégradation et destruction par incendie » est toujours entre les mains du commissariat de Saint-Chamond. Faute de témoins ou d’éléments techniques déterminants, les auteurs restent pour l’instant insaisissables.

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