C’est désormais officiel : la PlayStation Car ne verra pas le jour. Sony et Honda viennent tous deux d’annoncer la fin d’un projet qui a fait fantasmer les gamers.
Sony et Honda actent la fin de la PlayStation Car
Un tournant inattendu pour l’industrie automobile et technologique. Le projet de PlayStation Car, porté conjointement par Sony et Honda via leur coentreprise Sony Honda Mobility, est désormais abandonné. Derrière ce concept, incarné par la berline électrique Afeela 1, se dessinait pourtant une vision futuriste mêlant divertissement numérique et mobilité. Mais malgré l’enthousiasme initial, les deux géants japonais ont choisi de ne pas poursuivre l’aventure. Un revirement qui s’explique par une combinaison de contraintes industrielles, économiques et stratégiques.
À l’origine, la PlayStation Car devait incarner une nouvelle génération de véhicules. Présentée sous le nom d’Afeela 1, cette voiture électrique visait à intégrer pleinement l’écosystème de Sony, notamment ses technologies de divertissement. Le projet reposait sur une promesse forte : transformer l’expérience automobile en plateforme numérique immersive. L’habitacle devait ainsi devenir un espace de jeu et de divertissement, avec des fonctionnalités inspirées de l’univers PlayStation.
Cependant, dès ses premières présentations, plusieurs observateurs ont pointé des incertitudes. Le positionnement du véhicule, à mi-chemin entre voiture électrique premium et produit technologique, soulevait des questions sur sa viabilité commerciale. Ainsi, le modèle n’a jamais dépassé le stade de prototype avancé. Aucun calendrier clair de production n’avait été confirmé, signe d’un projet encore fragile.
Sony et Honda face à des contraintes industrielles majeures
Derrière l’abandon du projet, les défis industriels apparaissent déterminants. Concevoir un véhicule électrique de nouvelle génération nécessite des investissements colossaux et une maîtrise technique que même des acteurs expérimentés peinent à garantir. Honda, pourtant constructeur reconnu, devait composer avec des transformations profondes de son modèle industriel. L’électrification du parc automobile impose des investissements massifs, alors même que la concurrence s’intensifie.
De son côté, Sony entrait sur un terrain qui n’est pas historiquement le sien. Si le groupe maîtrise les technologies numériques, il reste un nouvel entrant dans l’industrie automobile. Cette dualité a complexifié le développement du projet. Surtout, son prix avait de quoi refroidir même les plus amoureux de la PlayStation : 90 000 dollars minimum, pour une autonomie faible, à peine 500 kilomètres.
Par ailleurs, les attentes des consommateurs évoluent rapidement. Si l’intégration de technologies de divertissement constitue un atout, elle ne suffit pas à justifier un positionnement premium dans un marché de plus en plus compétitif.



