La France s’apprête à entamer une nouvelle période hivernale sous le signe de la prudence. Le Code de la route impose à partir du 1er novembre l’usage de pneus adaptés dans les zones montagneuses. Bien que l’obligation ne s’applique pas partout, elle concerne une part importante du territoire et suscite chaque année les mêmes interrogations sur sa portée et ses conséquences pratiques.
Pneus hiver : la réglementation en vigueur sur la route
Entre le 1er novembre et le 31 mars, tous les automobilistes circulant dans les zones dites « montagneuses » doivent équiper leur véhicule de pneus spécifiques ou posséder des dispositifs antidérapants amovibles. Selon la Sécurité routière, cette règle concerne 34 départements, couvrant notamment les Alpes, le Massif central, le Jura, les Vosges, les Pyrénées et la Corse. L’objectif reste simple : assurer une meilleure adhérence sur la route lors de conditions hivernales défavorables et éviter les blocages en cas de neige.
Chaque préfet établit la liste précise des communes concernées dans son département. Comme le rappelle Service-public.fr, « les autocars, autobus et poids lourds sans remorque ni semi-remorque sont également soumis à ces obligations avec le choix entre les chaînes ou les pneus hiver ».
Quels pneus sont autorisés pendant la période hivernale ?
Depuis le 1er novembre 2024, la norme s’est durcie : seuls les pneus marqués du symbole « 3PMSF » (Three Peak Mountain Snow Flake) sont reconnus comme conformes. Ce logo représente une montagne à trois pics surmontée d’un flocon de neige, garantissant que le pneu a passé des tests d’adhérence sur la neige. Les anciens marquages « M+S » ne suffisent plus pour être considérés comme pneus neige officiels.
Les automobilistes disposent toutefois d’une alternative : installer quatre pneus hiver ou quatre saisons portant la mention 3PMSF, ou bien conserver des pneus classiques tout en ayant des chaînes ou chaussettes prêtes à être montées sur les roues motrices. Cette double option vise à adapter l’équipement aux usages : les habitants des zones de montagne permanente privilégieront les pneus neige permanents, tandis que ceux des vallées pourront opter pour des dispositifs amovibles.
Le non-respect de l’obligation d’équipement peut entraîner une amende forfaitaire de 135 €, correspondant à une contravention de 4e classe, et une immobilisation du véhicule.

