Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour Tesla. Le géant américain des voitures électriques sera fortement impacté par la nouvelle hausse des droits de douane aux États-Unis dans le domaine automobile. Et pourtant, le patron Elon Musk est un très proche du président Donald Trump.
Droits de douane, une mauvaise nouvelle pour Tesla
Décidément, en ce moment, les mauvaises nouvelles ne cessent de s’accumuler pour l’entreprise américaine spécialisée dans les véhicules électriques, Tesla. Le fleuron de la galaxie d’Elon Musk va pâtir de la nouvelle mesure de la Maison-Blanche. En effet, Donald Trump vient d’annoncer une hausse des droits de douane de 25 % pour les véhicules qui ne sont pas fabriqués sur le sol américain. Sauf que cette mesure concerne également les pièces détachées. C’est dans ce cadre-là que cette décision va fortement impacter Tesla.
L’entreprise d’Elon Musk ne cesse de fabriquer des pièces en dehors des États-Unis pour faire baisser les coûts. L’enjeu est vital pour Tesla pour rester compétitif face à l’agressivité des prix pratiqués par les constructeurs automobiles chinois. Le dirigeant ne cache pas son désaccord avec cette mesure, malgré sa proximité avec Donald Trump. Elon Musk estime que « l’effet sur les coûts n’est pas négligeable » pour Tesla. Un coup supplémentaire porté contre l’entreprise, en plus des ventes actuellement en berne et des épisodes de violences contre les propriétaires de la marque. Le phénomène est surtout visible aux États-Unis, moins en Europe.
Rééquilibrer le marché automobile américain
Ce nouveau coup de force protectionniste de l’administration Trump s’inscrit dans une volonté claire : renforcer les marques qui produisent aux États-Unis et rééquilibrer le marché intérieur. Selon le conseiller au commerce, Peter Navarro : « la moitié des véhicules vendus aux États-Unis sont fabriqués à l’étranger », un problème pour la Maison-Blanche. D’ailleurs, lors de son annonce, Donald Trump n’a pas dit le contraire. Le président américain insiste : « nous allons faire payer les pays qui font des affaires dans notre pays et prennent notre richesse ».
Pour l’Europe, cette décision est un nouveau coup de froid dans un contexte de défiance grandissante entre le Vieux Continent et les États-Unis. Le marché américain est important pour de nombreuses firmes européennes. Après le cas des véhicules électriques chinois, c’est un nouveau dossier à gérer pour les 27 États membres.






