La Nio Firefly, dernier bijou électrique du constructeur chinois Nio, est sur le point de faire son entrée remarquée en Europe. Cette citadine compacte promet de secouer le secteur grâce à sa technologie dernier cri et à un tarif attractif. Alors que l’Europe s’efforce de réduire ses émissions de carbone, cette nouvelle venue pourrait bien remettre en question les standards des véhicules électriques abordable. L’arrivée de la Firefly pourrait ainsi avoir une influence notable sur des modèles établis, notamment la Renault 5 électrique.
Un lancement ambitieux en Europe
Nio a décidé de lancer la Firefly dans plusieurs pays du Vieux Continent, notamment aux Pays-Bas et en Norvège, où les ventes sont déjà ouvertes. Le petit prix de lancement est fixé à 29 990 euros aux Pays-Bas et à 26 570 euros en Norvège, grâce à une exonération de TVA pour les véhicules électriques dont le prix est inférieur à 42 000 euros. De plus, les essais seront accessibles dès cet été dans les boutiques Nio de ces deux pays.
En Chine, la Firefly se vend à moins de 15 000 euros, ce qui montre clairement la stratégie tarifaire agressive mise en place pour s’imposer rapidement sur le marché européen.
Nio will expand its Firefly brand to 16 countries across five continents this year, including the Netherlands, Norway, and Costa Rica, Xinhua reported, citing the Chinese EV maker as saying at the #AutoShanghai2025 yesterday. #InnovationOnWheels @NIOGlobal pic.twitter.com/CwIpeSOjV8
— Yicai 第一财经 (@yicaichina) April 24, 2025
Des caractéristiques techniques qui en jettent
La Nio Firefly se démarque par ses dimensions compactes mais surprenamment spacieuses, avec une longueur totale de 3,99 mètres et un empattement de 2,56 mètres. Côté rangement, elle propose un coffre de 404 litres accompagné d’un compartiment avant (frunk) de 92 litres. Selon la finition, le véhicule pèse aux alentours de 1 467 kg.
Côté technologie, la Firefly intègre un écran d’infodivertissement de 13,2 pouces ainsi qu’un combiné d’instrumentation digital de 6 pouces. Les mélomanes apprécieront le système audio qui regroupe 14 haut-parleurs et offre une expérience sonore immersive grâce au Dolby Atmos 7.1. Pour parfaire l’ambiance, l’éclairage intérieur utilise des LED RGB modulables.
Des performances et une motorisation à la hauteur
Sous le capot, la Firefly cache un moteur électrique qui délivre 105 kW (143 ch) sur les roues avant. Elle passe de 0 à 100 km/h en 8,1 secondes, ce qui est plutôt impressionnant pour une citadine électrique. Sa batterie LFP de 41,2 kWh lui confère une autonomie WLTP estimée à 330 kilomètres avec une consommation de 14,5 kWh / 100 km en moyenne.
Le diamètre de braquage est particulièrement réduit, à seulement 9,4 mètres, ce qui facilite grandement les manœuvres en ville.
Recharge rapide et quelques défis techniques
Un des gros atouts de ce modèle, c’est sa capacité à se recharger rapidement : il faut à peine 29 minutes pour passer de 10 % à 80 % de batterie, grâce à une puissance maximale de recharge acceptée de 100 kW. Néanmoins, il y a un bémol : il existe actuellement une incompatibilité avec les stations d’échange européennes traditionnelles. Il faudra donc installer les stations Nio de cinquième génération, qui pour l’instant ne sont disponibles qu’en Chine.
Une concurrence vive sur le marché européen
La Nio Firefly se positionne directement face à la Renault 5 E-Tech électrique, dont le tarif de départ est de 25 000 euros (même si la recharge rapide n’est pas proposée sur ce modèle). Avec un prix effectif avoisinant les 27 990 euros, la Renault offre moins d’espace intérieur et moins d’innovations technologiques que la concurrente chinoise.
Pour le moment, la vente en France n’est pas prévue avant la fin de 2025 ou le début de 2026. Le constructeur chinois envisage, dans ce cas, un tarif autour de 30 000 euros sans pouvoir bénéficier du bonus écologique français.






