Leasing social : déjà 34.000 demandes pour l’édition 2026

Le leasing social 2026 a enregistré 34 000 demandes en deux mois et demi depuis son ouverture le 16 juillet. Avec un objectif fixé à 50 000 bénéficiaires, le dispositif d’État permet aux ménages modestes (revenu fiscal ≤ 16 880€ par part) de louer des véhicules électriques pour 140 à 200€ mensuels, grâce à une aide pouvant atteindre 9 500€. Les constructeurs doivent proposer au minimum un modèle à 140€, stimulant l’offre de citadines électriques accessibles.

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Leasing social : déjà 34.000 demandes pour l’édition 2026 © L'Automobiliste

Depuis le lancement du leasing social 2026, 34 000 demandes ont été enregistrées en seulement deux mois et demi, démontrant l’intérêt des automobilistes français à revenus modestes pour les véhicules électriques. Pour les constructeurs, le défi consiste à offrir des modèles compétitifs dès 140€ par mois, tout en répondant aux attentes des ménages dont le revenu fiscal ne dépasse pas 16 880€ par part. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a salué le 22 septembre 2026 le succès de ce programme d’État, qui rend la mobilité électrique accessible aux foyers modestes pour moins de 200€ par mois.

34 000 demandes : un succès pour les constructeurs

Les 34 000 demandes enregistrées depuis le 16 juillet 2026 représentent une opportunité commerciale significative pour les constructeurs. Avec un objectif de 50 000 bénéficiaires pour cette troisième édition, environ 16 000 dossiers doivent encore être traités avant la fin de l’année. D’après L’Argus, cette édition connaît un succès supérieur à la précédente. Les constructeurs voient dans ce programme un moyen stratégique d’atteindre une clientèle jusqu’alors peu accessible, ciblant les ménages modestes parcourant plus de 10 km pour aller travailler ou au moins 8 000 km par an à titre professionnel.

Les deux premières éditions du leasing social ont chacune atteint le plafond de 50 000 véhicules loués en 2024 et 2025. Roland Lescure a indiqué : « Après 50 000 véhicules loués les deux années précédentes, nous avons déjà reçu 34 000 demandes pour cette édition ». Cette accélération par rapport aux années précédentes suggère que le plafond pourrait être atteint avant la fin de 2026. Pour les constructeurs, cette montée en puissance nécessite une adaptation des capacités de production et des délais de livraison.

L’obligation pour les constructeurs : un modèle à 140€ par mois

Le cahier des charges du leasing social oblige les constructeurs à proposer au minimum un modèle à 140€ par mois. Le loyer total est plafonné à 200€, hors assurance et options. L’aide de l’État peut aller jusqu’à 9 500€ par véhicule, intégrée directement dans le contrat de location. Les constructeurs doivent ajuster leurs offres pour rester compétitifs tout en maximisant cette subvention. La stratégie consiste à diriger les automobilistes modestes vers des modèles d’entrée de gamme électriques, souvent fabriqués hors d’Europe, ou des citadines électriques locales pour maximiser l’aide.

Les constructeurs ont adapté leurs catalogues pour répondre aux exigences du dispositif. Les citadines électriques compactes, comme la Renault Twingo E-Tech, la Citroën ë-C3, la Fiat 500e et la Dacia Spring, dominent l’offre à 140€ mensuels. Ces modèles, avec des autonomies de 200 à 300 km, suffisent pour les trajets quotidiens. Le ministre a souligné l’objectif du programme : « Nous permettons à nos concitoyens de passer à l’électrique ». Pour les constructeurs premium tels que Peugeot et Opel, des modèles intermédiaires comme la e-208 ou la Corsa Electric sont proposés à des tarifs proches du plafond de 200€.

Conditions de location et expérience utilisateur

Le contrat de leasing social impose une durée minimale de trois ans avec un forfait annuel de 15 000 km sans surcoût. Pour un trajet quotidien de 10 km aller-retour, cela laisse une marge confortable pour d’autres déplacements. Le loyer mensuel plafonné à 200€ exclut l’assurance, nécessitant un budget additionnel de 50 à 80€ pour une assurance tous risques, portant le coût total mensuel entre 250 et 280€. Comparé à un véhicule thermique d’occasion, le leasing social est compétitif pour des trajets réguliers. L’encadrement de la location avec option d’achat (LOA), prévu en novembre 2026, pourrait influencer les choix futurs des automobilistes.

L’option d’achat en fin de contrat permet aux bénéficiaires de devenir propriétaires après trois ans. Le prix de rachat, fixé initialement, varie entre 5 000 et 8 000€. Pour un ménage ayant économisé durant la location, l’achat devient possible. Ce mécanisme transforme le leasing social en un outil d’accession à la propriété automobile électrique. Après 36 mois à 140€ (soit 5 040€) et un rachat à 6 000€, le coût total atteint 11 040€ pour un véhicule neuf, un tarif très compétitif. Les constructeurs misent sur un taux de rachat élevé, fidélisant ainsi leur clientèle. Autoactu souligne que le dispositif aide à démocratiser l’accès au véhicule électrique pour les revenus modestes.

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