Leasing social 2025 : quels modèles et à quel prix ?

Le résultat est clair : grâce au leasing social l’électrique devient une réalité viable, même pour les petits budgets.

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Leasing social 2025 : quels modèles et à quel prix ? © L'Automobiliste

Après une édition inaugurale en 2023 et une montée en puissance en 2024, le leasing social revient en 2025 avec une ambition renouvelée : démocratiser l’électrique à travers un parc de modèles plus large et technologiquement plus avancé.

Derrière les prix très intéressants dévoilés par Les Numériques se cachent des véhicules très différents dans leur conception, leur plateforme, leur autonomie et leur motorisation. Voici une plongée détaillée dans les entrailles techniques de l’offre 2025.

Renault : La R5 et la R4 disponibles dans le leasing social

Renault mise sur une double stratégie : d’un côté, la nostalgie modernisée avec la R5 et la R4 ; de l’autre, une montée en gamme électrique déjà bien installée avec la Mégane. Le constructeur tricolore exploite deux plateformes distinctes : la CMF-BEV pour les modèles compacts et la CMF-EV pour la berline.

La Renault R5 E-Tech, véritable vedette de cette édition, repose sur une structure issue de la plateforme CMF-BEV, dérivée de la Clio IV, adaptée pour l’électrique. Elle embarque une batterie de 52 kWh et se décline en plusieurs puissances moteur : 95 ch (version urbaine), 120 ch (version techno) et 150 ch (évolution confort). Le modèle revendique une autonomie comprise entre 312 et 410 km selon les versions. En termes de recharge, elle accepte jusqu’à 80 kW en courant continu, ce qui lui permet de récupérer 65 % de batterie en une demi-heure. Le tarif débute à 120 euros par mois, sans apport.

À ses côtés, la Renault R4 E-Tech, sur la même base, se présente en version 120 ch avec une batterie réduite à 42 kWh. Elle annonce une autonomie modeste de 308 km WLTP, mais son gabarit SUV la destine à un usage mixte urbain/périurbain. Le loyer s’établit à 170 euros par mois.

Enfin, la Mégane E-Tech, construite sur la plateforme CMF-EV développée avec Nissan, représente le haut de gamme. Proposée en version « équilibre » de 130 ch, elle dispose d’une batterie de 40 kWh et atteint une autonomie de 320 km. Son moteur synchrone à rotor bobiné, identique à celui des Zoé, offre une efficacité remarquable en usage réel. Elle est affichée à 195 euros par mois.

Peugeot : il y en a pour tous les goûts

Le groupe Stellantis a considérablement modernisé sa plateforme e-CMP2 pour faire face à la concurrence et satisfaire les exigences du leasing social. Peugeot déploie quatre modèles, tous articulés autour d’une base technique partagée, mais avec des calibrages et configurations spécifiques.

La Peugeot e-208, déjà bien connue des automobilistes français, a été revisitée en 2024. Elle embarque désormais le moteur M3 de 156 ch (115 kW) et une batterie de 51 kWh de nouvelle génération (chimie NMC), pour une autonomie record dans sa catégorie : 433 km WLTP. Sa consommation moyenne, maîtrisée à 14,6 kWh/100 km, en fait une référence en efficience. Elle est proposée à 135 euros par mois.

Le e-2008, son pendant SUV, repose sur la même architecture mais avec un gabarit supérieur. Il conserve le moteur de 156 ch et la batterie de 54 kWh, avec une autonomie réduite à 406 km. Son tarif s’élève à 150 euros par mois.

Le modèle le plus puissant du catalogue reste le e-308, avec 156 ch également, mais calibré pour un usage plus autoroutier. Sa batterie de 54 kWh autorise 416 km WLTP, mais avec une consommation légèrement supérieure à 15 kWh/100 km. Son loyer atteint 200 euros par mois.

Enfin, le e-Rifter, version ludospace, se démarque par son espace à bord et sa modularité. Il est doté du moteur classique de 136 ch (100 kW) et d’une batterie de 50 kWh pour 343 km d’autonomie. Tarif : 155 euros par mois.

Citroën : rupture de philosophie avec la plateforme Smart Car

Chez Citroën, le choix technique a été de privilégier l’accessibilité, quitte à renoncer à certaines performances. Les nouveaux modèles ë-C3 et ë-C3 Aircross inaugurent la plateforme Smart Car, issue d’un développement commun entre Stellantis et Tata Motors. Cette base simplifiée accueille un moteur de 113 ch et une batterie LFP (lithium-fer-phosphate) de 44 kWh. Moins coûteuse à produire, cette technologie sacrifie légèrement la densité énergétique au profit de la longévité.

L’ë-C3 YOU, avec ses 320 km d’autonomie, est la plus abordable de l’offre nationale : 95 euros par mois. Elle accepte une charge rapide de 100 kW, suffisante pour récupérer 80 % d’autonomie en 26 minutes. Sa cousine, l’ë-C3 Aircross, plus spacieuse, affiche 300 km WLTP et un tarif de 119 euros par mois.

La ë-C4 YOU, reposant encore sur l’e-CMP2, conserve un moteur de 100 kW, une batterie de 50 kWh et affiche 354 km d’autonomie. Le prix grimpe logiquement à 179 euros par mois.

Enfin, le ë-Berlingo PLUS complète l’offre avec sa carrosserie utilitaire familiale. Doté de la même motorisation, il promet 335 km d’autonomie et un volume utile bien supérieur. Tarif : 149 euros par mois.

Fiat, Jeep, Alfa Romeo : Stellantis étend sa grille de modèles accessibles au leasing social

En parallèle de Citroën et Peugeot, le groupe Stellantis propose d’autres modèles sur les mêmes bases techniques, adaptés à des clientèles plus spécifiques.

La Fiat Grande Panda, toute récente, partage la plateforme Smart Car avec la ë-C3. Même moteur, même batterie LFP de 44 kWh, même autonomie de 320 km. Seule différence : un style plus affirmé et un intérieur réorganisé. Elle débute à 95 euros par mois.

La Fiat 500e, basée sur une plateforme spécifique, offre une batterie de 42 kWh et un moteur de 118 ch. Son autonomie est similaire (320 km WLTP), mais son positionnement premium justifie un tarif plus élevé : 129 euros.

La Fiat 600e, sur e-CMP2, récupère le moteur de 156 ch et la batterie de 54 kWh pour 409 km d’autonomie, avec un loyer de 145 euros.

Chez Jeep, le modèle Avenger conserve la même base que les e-2008 et 600e. Il affiche une autonomie de 400 km, et un design plus baroudeur, avec un mode « Selec-Terrain » électronique pour gérer les sols meubles. Son tarif est fixé à 179 euros.

Enfin, Alfa Romeo propose son Junior Elettrica, positionné premium. Il partage la base du e-308, avec 156 ch, une batterie de 54 kWh, et une autonomie de 410 km. Le tarif mensuel atteint ici 199 euros.

Si Renault et Stellantis adoptent des approches opposées – innovation haut de gamme d’un côté, mutualisation simplifiée de l’autre – le résultat est clair : l’électrique devient une réalité viable, même pour les petits budgets. Et dans un contexte où l’autonomie, la recharge et l’usage quotidien priment sur la puissance brute, ce sont les compromis techniques bien calibrés qui font toute la différence.

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