Calendrier CO2 : l’UE balaye la demande de report des constructeurs

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Calendrier CO2 : l’UE balaye la demande de report des constructeurs © L'Automobiliste

L’Union européenne défend bec et ongles son calendrier CO2 imposé à l’industrie automobile. Comme le relaie le média Euractiv, celle-ci a rejeté la demande de révision de l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles (ACEA), lundi 16 septembre 2024.

 

Aucune révision du calendrier CO2 en vue

La Commission européenne refuse catégoriquement de modifier son calendrier pour la réduction des émissions de CO2 des véhicules neufs. Elle exige une baisse de 15 % des émissions de carbone de la production des constructeurs européens d’ici à 2025, par rapport aux niveaux de 2021. Malgré les demandes répétées des constructeurs automobiles européens, l’UE n’entend pas fléchir. Selon les déclarations de Tim McPhie, porte-parole de l’exécutif européen,  « les objectifs de 2025 n’ont pas été modifiés depuis leur adoption en 2019, et le secteur a eu suffisamment de temps pour s’y préparer ». Cette position rigide intervient alors que le marché des véhicules électriques peine à faire sa place sur le Vieux continent: en août 2024, ils ne représentaient que 12,5 % des ventes automobiles, soit un recul de 10,8 % par rapport à l’année précédente.

Pour respecter les nouvelles normes, les ventes de véhicules électriques devraient atteindre 20 à 22 % du marché, un objectif jugé hors d’atteinte par les constructeurs. Ces derniers craignent des amendes cumulant jusqu’à 15 milliards d’euros s’ils échouent à respecter les seuils imposés. Toutefois, certains dirigeants du secteur, comme Carlos Tavares, PDG de Stellantis, soutiennent le calendrier de l’Union Européenne. Selon lui en effet, « il serait surréaliste de changer maintenant les règles ». Le CEO de Stellantis a tenu à insister sur le fait que « tout le monde connaît les règles depuis longtemps, tout le monde a eu le temps de se préparer, et donc maintenant on fait la course », considérant qu’un changement des objectifs porterait préjudice à l’industrie automobile dans un secteur ultra-concurrentiel .

Les craintes de son impact économique pour toute la filière

Face à cette situation, les constructeurs automobiles européens tirent la sonnette d’alarme. Luca de Meo, PDG de Renault et président de l’ACEA, avait prévenu, au micro de France Inter notammnent,  que le secteur pourrait être lourdement pénalisé par des amendes atteignant 15 milliards d’euros pour toute l’industrie automobile, et dès 2025, si les objectifs restaient inchangés.  Il a également souligné que pour atteindre ces objectifs, les ventes de véhicules électriques devraient représenter environ 22 % du marché d’ici 2025, contre seulement 12,5 % actuellement.

Les conséquences économiques s’annoncent dramatiques pour l’industrie automobile européenne. Cette filière emploi pas moins de 13 millions d’emplois sur le Vieux continent, et elle représente à elle seule 8 % de la production industrielle du continent. Pour répondre aux objectifs imposés par la Commission européennes, les constructeurs devraient être contraints de réduire la production de véhicules thermiques à 2,5 millions d’unités, cela entraînerait des fermetures d’usines et des suppressions massives d’emplois selon le président de l’ACEA, Luca de Meo. Certains d’entre envisagent d’ailleurs de fermer plusieurs de leurs usines, notamment Volkswagen, Stellantis, ou encore Audi…

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