Le 30 septembre 2025, le leasing social redémarre en France, avec une offre centrée sur la voiture électrique à prix réduit. Ce dispositif, piloté par l’État et largement soutenu par plusieurs constructeurs, vise à rendre les modèles zéro émission accessibles aux foyers les plus modestes.
Leasing social : des mensualités revues à la baisse, dès 100 euros par mois
Le cœur du dispositif repose sur une location longue durée (LLD) de voitures électriques neuves, financée en partie par une subvention publique. Le ministère de la Transition écologique vise un loyer mensuel moyen entre 100 et 140 euros, sans apport initial. D’après BFMTV, certains modèles compacts démarreront à 100 euros TTC/mois.
Le plafond maximal toléré par l’administration reste fixé à 150 euros par mois, selon les données de Automobile-Propre. Une grille de tarification par modèle sera publiée avant fin septembre pour permettre le début des réservations. Ce positionnement tarifaire marque une baisse sensible par rapport à l’édition précédente, où la plupart des offres tournaient autour de 130 à 160 euros.
Les modèles disponibles : citadines européennes en tête de liste
Le décret de mise en œuvre du programme impose que tous les modèles soient assemblés en Europe et répondent à des critères d’empreinte carbone. Résultat : une liste fermée de véhicules, validée par l’Agence de la transition écologique (Ademe), sera disponible au moment de l’ouverture de la plateforme. Voici les principaux modèles qui seront possiblement éligibles :
- Renault Twingo E-Tech : petite citadine, fabriquée à Novo Mesto (Slovénie). Tarification attendue : environ 100 €/mois.
- Peugeot e-208 : modèle le plus diffusé lors de la première édition, produit à Trnava (Slovaquie). Loyer estimé : entre 120 et 130 €/mois.
- Fiat 500e : modèle italien assemblé à Mirafiori (Turin), très demandé pour sa taille et son autonomie urbaine. Loyer prévisionnel : environ 115 €/mois.
- Opel Corsa Electric : version allemande de la e-208, fabriquée à Saragosse (Espagne), à partir de 130 €/mois.
- Citroën ë-C3 (2024) : nouvelle version produite à Trnava (Slovaquie), dotée d’un moteur optimisé pour la ville. Tarif attendu : autour de 110 €/mois.
Tous ces véhicules disposent d’une autonomie comprise entre 220 et 400 kilomètres, suffisante pour une utilisation quotidienne. Leur consommation moyenne se situe entre 13 et 16 kWh/100 km, selon les données WLTP.
Selon Caradisiac, des discussions sont encore en cours pour intégrer d’autres modèles compacts comme la Dacia Spring (si les critères de production le permettent) ou certaines versions de Mini électrique si produites en Europe. Reste que la liste définitive n’est pas encore connue et qu’il faudra sans doute attendre la fin de l’été pour l’avoir.
Des offres conditionnées à des critères stricts
Pour bénéficier du tarif subventionné, les candidats doivent respecter plusieurs conditions cumulatives. Comme le précise 20 Minutes, le plafond de revenus est désormais fixé à 15 400 euros par part fiscale, contre 20 850 euros précédemment. L’objectif est de concentrer le dispositif sur les foyers les moins aisés. Il faudra également justifier d’un usage professionnel ou de formation : salarié, apprenti, étudiant en alternance, ou demandeur d’emploi actif.
Un portail unique, hébergé sur le site officiel du gouvernement, ouvrira le 30 septembre 2025. L’attribution des véhicules se fera par ordre de demande, dans la limite du quota fixé à 50 000 unités, selon Le Figaro.
Un budget de 370 millions d’euros pour les voitures électriques
La seconde vague du leasing social s’appuie sur une enveloppe budgétaire de 370 millions d’euros, financée par l’État et pilotée par le ministère de la Transition écologique. L’objectif reste double : accélérer la transition énergétique et réduire les inégalités d’accès à la voiture électrique. Ce budget permettra de financer directement une partie des loyers versés aux constructeurs et aux sociétés de location longue durée. Les aides sont versées aux opérateurs agréés, après validation du contrat par l’administration.
Le ministère précise que les aides sont non renouvelables : un foyer ne pourra bénéficier qu’une seule fois du dispositif. Les contrats de LLD dureront 3 ans, avec option de restitution en fin de période.






