Le patron des centres Leclerc, Michel-Édouard Leclerc, annonce des baisses de prix du carburant dans les prochains jours. Mais prévient : « on ne reviendra pas aux prix d’avant ».
Michel-Édouard Leclerc annonce que les prix ne reviendront pas à la normale
La perspective d’un retour à des carburants bon marché s’éloigne. Dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, Michel-Édouard Leclerc estime que les prix à la pompe pourraient rester durablement élevés, malgré d’éventuelles accalmies ponctuelles. Interrogé par BFMTV/RMC sur l’évolution des prix du carburant, le dirigeant s’est montré catégorique : « on ne reviendra pas aux prix d’avant la guerre », a-t-il expliqué.
Cette déclaration intervient alors que les automobilistes espéraient un reflux progressif après les pics récents. Pourtant, l’analyse du patron de la grande distribution repose sur des éléments de fond. Cependant, il considère que les tensions internationales redessinent durablement le marché pétrolier. Il a d’ailleurs résumé son intuition sans détour : « je ne le sens pas », soulignant ainsi son scepticisme quant à une normalisation rapide.
Dans les faits, la flambée des prix du carburant ne relève pas d’un simple cycle classique. Ainsi, la hausse actuelle s’inscrit dans un contexte global de perturbation énergétique. Les marchés internationaux restent sous pression, ce qui empêche toute détente durable des tarifs. Néanmoins, il estime qu’il faut attendre « 3 à 5 jours pour que les baisses arrivent à la pompe ».
Pompe et gazole : l’impact direct des tensions internationales
Les conséquences de cette situation géopolitique se traduisent immédiatement à la pompe. En effet, les routes d’approvisionnement sont fragilisées, notamment dans le détroit d’Ormuz. À cela s’ajoute une rareté : environ 18 % des stations-service ont connu des ruptures temporaires sur certains carburants. Une proportion significative, qui traduit la tension sur les flux logistiques.
Malgré ce tableau globalement sombre, une légère détente reste envisageable à court terme.
Michel-Édouard Leclerc n’exclut pas des ajustements à la baisse, à condition que la situation internationale s’améliore. « Si ça se calme, on aura des baisses pendant la semaine », a-t-il expliqué. Cependant, ces éventuelles diminutions ne doivent pas être interprétées comme un retour à la situation antérieure. Elles s’inscriraient plutôt dans un mouvement de correction ponctuelle, lié à des fluctuations temporaires du marché.
Ainsi, même si des replis peuvent survenir, ils ne suffiront pas à inverser la tendance de fond. Le carburant reste soumis à des contraintes structurelles qui maintiennent les prix à un niveau élevé. Le patron de Leclerc peste aussi contre les acteurs, qui selon lui se sont « faits plein de fric pendant cette période » : « les États producteurs », « les producteurs » mais aussi « les raffineurs », « les transporteurs » ou encore « les traders » et autres « brokers ».






