Bouchons : cette ville française était encore pire que Paris en 2024

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Bouchons : cette ville française était encore pire que Paris en 2024 | L'Automobiliste

Paris n’est plus la ville qui a enregistré le plus de bouchons de France, selon le Traffic Index de TomTom de 2024. Publié le 8 janvier 2025, celui-ci classe 500 villes de 62 pays dans le monde.

Bouchons : Bordeaux détrône Paris

Avec 113 heures perdues en moyenne dans les bouchons par an et une vitesse moyenne de 19,3 km/h, Bordeaux se hisse tristement en tête du classement national. Les automobilistes ont mis en moyenne 31 minutes pour parcourir 10 kilomètres en 2024, une durée record. Derrière ces chiffres se cache une politique locale résolument hostile à l’automobile. Depuis son élection, le maire écologiste Pierre Hurmic a entrepris de piétonniser de nombreuses rues et de réduire drastiquement les places de stationnement. Si l’intention écologique est louable, les conséquences sur la fluidité du trafic sont catastrophiques.

À cela s’ajoutent des décisions controversées, comme le manque de coordination des feux de circulation, obligeant les véhicules à s’arrêter plus fréquemment. Résultat : une saturation accrue des axes principaux, et des temps de parcours en constante augmentation. La tempête Nelson du 29 mars 2024, qui a paralysé la ville avec un taux de congestion de 52 %, illustre à quel point Bordeaux est devenue vulnérable face aux imprévus.

Les automobilistes fuient Paris

Paris se classe en deuxième position parmi les villes les plus embouteillées de France, avec un bilan peu reluisant de 101 heures perdues dans les bouchons en 2024. La vitesse moyenne y a été mesurée à 20,8 km/h, tandis qu’un trajet de 10 kilomètres exigeait en moyenne 28 minutes et 53 secondes. Malgré cette place derrière Bordeaux, la capitale continue de subir une congestion importante.

Ces chiffres s’expliquent en partie par les mesures strictes adoptées sous l’égide de la maire Anne Hidalgo, déterminée à limiter la présence des voitures dans Paris. La piétonnisation de nombreuses zones et la multiplication des pistes cyclables ont contribué à décourager bon nombre d’automobilistes de se rendre en ville avec leur véhicule. L’annonce officielle de son retrait de la course aux municipales de 2026 laisse planer un certain espoir pour les automobilistes concernés.

Lyon, Nantes, Marseille et Nice : des politiques similaires

Marseille et Nice, avec respectivement 27 minutes 14 secondes et 25 minutes 29 secondes pour 10 km, souffrent d’un trafic dense amplifié par le tourisme et des infrastructures vieillissantes. Dans des villes comme Lyon et Nantes, la situation n’est guère plus enviable. À Lyon, la vitesse moyenne est tombée à 25,3 km/h, soit une baisse de 4,5 % par rapport à 2023. Cette chute s’explique en partie par la réduction des voies accessibles aux voitures, une politique menée par le maire écologiste Grégory Doucet. Résultat : des trajets plus longs et une congestion accrue aux heures de pointe. À Nantes, les chiffres sont similaires, avec 96 heures perdues par an dans les bouchons. Là aussi, la municipalité privilégie les mobilités alternatives, au détriment des automobilistes.

De manière générale, le développement des zones piétonnes et des pistes cyclables, les restrictions de circulation, les suppressions de places, ralentissent considérablement le flux des véhicules.

Des élections municipales en 2026

À une année des élections municipales (2026), l’Index Trafic de TomTom de 2024 relance le débat sur les politiques anti-voitures menées par certaines grandes villes françaises. Si les élus écologistes mettent en avant des objectifs ambitieux en matière de réduction des émissions de CO₂, les automobilistes subissent directement les effets pervers de ces mesures : perte de temps, hausse de la consommation de carburant et détérioration de la qualité de vie.

Les critiques fusent, notamment de la part de l’opposition locale, qui accuse ces municipalités de mener des politiques punitives envers les conducteurs. Reste à voir si le mécontentement des automobilistes concernés impactera ou non les résultats des prochaines élections.

Classement des villes françaises les plus embouteillées en 2024 :

ClassementVilleTemps moyen pour 10 km (min)Heures perdues dans les bouchonsTaux de congestion (%)
1Bordeaux3111333
2Paris2910130
3Marseille279331
4Nice258429
5Nantes259632
6Lyon247731
7Le Havre235426
8Nancy226326
9Rouen227931
10Orléans216627

1 réflexion au sujet de « Bouchons : cette ville française était encore pire que Paris en 2024 »

  1. De plus, le problème est que ces bouchons produisent un rejet énorme de rejets polluants donc est-ce que les mesures mises en place par ces « maires » ne sont pas plutôt contre productives? Sous prétexte de réduction des émissions carbone on pietonnise mais ca n’empêche pas les véhicules d’être en fonctionnement dans les congestions donc de polluer tout autant.

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