« Il faut en laisser pour les autres » : ces scènes inattendues aux stations-service inquiètent

Les automobilistes s’inquiètent : une flambée des prix du carburant pourrait frapper d’ici peu.

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« Il faut en laisser pour les autres » : ces scènes inattendues aux stations-service inquiètent
« Il faut en laisser pour les autres » : ces scènes inattendues aux stations-service inquiètent © L'Automobiliste

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les ventes de carburant ont nettement augmenté en France, et la Sarthe n’échappe pas à la règle. Face à la montée des tensions géopolitiques, les automobilistes foncent vers les stations-service, craignant des hausses de prix. La situation pose des questions sur l’approvisionnement en carburant et ses répercussions à court et moyen terme pour les consommateurs français.

La demande qui augmente, surtout localement

La station-service au nord du Mans a vu sa fréquentation augmenter de façon visible. À Arnage, Francis Pousse, exploitant indépendant d’une station Esso, raconte dans un article Ouest France que la fréquentation a doublé récemment : « Chez moi, la fréquentation a été multipliée par deux. »

Beaucoup d’automobilistes, comme Jean-Pierre, retraité, font le plein par précaution. « Je viens faire le plein avant que les prix augmentent », a-t-il déclaré après avoir attendu quinze minutes dans une file.

Cet afflux a provoqué des files suffisamment longues pour gêner l’accès au parking de la grande surface voisine. Ce phénomène n’est pas ponctuel : des files ont été observées de manière répétée depuis lundi dernier.

La situation géopolitique qui inquiète

Le conflit au Moyen-Orient pèse sur le marché mondial du pétrole. Environ 20 % du pétrole consommé dans le monde transite par la région, ce qui rend les voies d’approvisionnement vulnérables, notamment le détroit d’Ormuz. En réaction, la bourse asiatique a enregistré une hausse de 13 % du prix du baril.

Le gouvernement français a cherché à rassurer sur l’approvisionnement en carburant. L’utilisation de stocks stratégiques équivalant à 90 jours de consommation nationale garantit, pour l’instant, un approvisionnement sans risque à court terme. Roland Lescure a affirmé : « Aucun risque d’approvisionnement à court terme. » Pourtant, la variation des prix à la pompe reste incertaine et pourrait se faire sentir « d’ici le 4 mars », selon certains experts.

Conséquences économiques et prévisions

La flambée du prix du pétrole se répercute déjà dans les prévisions : le litre de sans-plomb et celui du gazole pourraient dépasser 2 €. Cette hausse des prix impacte lourdement les consommateurs.

Les automobilistes multiplient donc les démarches pour garantir leur approvisionnement à un coût encore supportable, malgré les appels des autorités et des professionnels à ne pas céder à la panique, en espérant une baisse des prix.

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