Airbags Takata : 20 000 voitures toujours à risque en Guadeloupe

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Airbags Takata : 20 000 voitures toujours à risque en Guadeloupe
Airbags Takata : 20 000 voitures toujours à risque en Guadeloupe © L'Automobiliste

La préfecture de Guadeloupe a lancé, le 4 juin, une campagne de rappel massive concernant les airbags Takata. Ces dispositifs de sécurité, installés dans de nombreux véhicules, présentent un risque accru d’explosion, particulièrement sous les climats chauds et humides. Cette initiative vise à alerter les automobilistes sur le danger potentiel et à accélérer le remplacement des airbags défectueux.

Le scandale Takata : une hécatombe mécanique mondiale

Le nom de Takata est devenu synonyme de défaillance industrielle à grande échelle. Depuis 2014, ces airbags, conçus par l’équipementier japonais, ont provoqué des accidents mortels dus à un défaut majeur : un gaz propulseur instable qui, en vieillissant, transforme un coussin de sécurité en shrapnel. La chaleur tropicale et l’humidité guadeloupéennes ne font qu’exacerber la situation.

La Guadeloupe, zone à risque avéré, voit ainsi se multiplier les alertes. « On avait identifié 40 000 voitures qui circulaient encore avec ces airbags sur le territoire, (…) c’est énorme », a confié à l’Agence France-Presse le préfet Xavier Lefort et dans des propos partagés par Le Figaro. Et sur ces 40 000 véhicules, 20 000 roulent toujours, aujourd’hui, sans avoir été corrigés.

Airbags Takata en Guadeloupe : une course contre la montre

La réponse des autorités ne s’est pas fait attendre. Une campagne de rappel à grande échelle a été lancée, assortie d’un numéro vert (0 800 700 800) et d’un appel solennel à la responsabilité des automobilistes. La préfecture, en collaboration avec le groupement des concessionnaires automobiles locaux, a publié une liste exhaustive de plus de 200 modèles répartis sur 30 marques, identifiant les véhicules à risque.

Et certains constructeurs se démarquent. BMW compte à elle seule 26 modèles affectés, tandis que Volkswagen en affiche 21. Des chiffres qui font froid dans le dos, tant ils rappellent que la menace est bien réelle et que l’inertie peut tuer.

Des décès en série

Le temps presse, et les drames s’enchaînent. Fin mars, un nouveau décès lié au déclenchement d’un airbag Takata a été enregistré sur l’île. Ce n’est pas un cas isolé : selon le ministère des Transports, trente accidents attribués à ces airbags ont été recensés en France, dont douze mortels en outre-mer.

Face à l’ampleur du scandale, la Chancellerie a ordonné le regroupement de toutes les enquêtes judiciaires à la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris. Objectif : centraliser les plaintes, coordonner les investigations et, peut-être, faire enfin jaillir la vérité sur l’enchaînement des négligences industrielles et des failles de régulation.

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