Voitures neuves : les ventes poursuivent leur dégringolade en France

En France, les voitures neuves ne se vendent plus. Pour la cinquième fois consécutive, les ventes sont en forte baisse d’après les données de la plateforme automobile.

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Voitures neuves : les ventes poursuivent leur dégringolade en France © L'Automobiliste

Le marché automobile traverse une crise importante en ce moment en France. Les ventes de voitures neuves poursuivent leur chute, selon les données publiées par la Plateforme de l’automobile.


Les ventes de voitures neuves chutent encore en mai 2025


Les données sont formelles : en mai 2025, le marché des voitures neuves enregistre une baisse brutale. Selon la Plateforme automobile (PFA), 123 919 véhicules particuliers ont été immatriculés dans l’Hexagone, ce qui représente une chute de 12,3 % par rapport à mai 2024, et de 36,11 % si l’on se réfère au nombre de jours ouvrés ajusté. Ce recul marque le cinquième mois consécutif de baisse : la crise se poursuit. Depuis janvier 2025, le marché cumule 672 700 immatriculations ; là aussi, la dégringolade se confirme.


Dans ce panorama quasi apocalyptique, aucun constructeur ne sort indemne, ou presque. Chez Stellantis, la chute atteint 53,32 %, plombée par des performances catastrophiques chez Fiat (-80,83 %) et Opel (-61,33 %). Du côté de Renault, la tendance est moins vertigineuse : le groupe limite la casse avec une baisse globale de 30,06 %, mais la marque Renault proprement dite s’enfonce à -38,23 %, tandis que Dacia se maintient avec un recul modéré de 8,38 %. Une maigre consolation : les ventes d’Alpine progressent de 11,04 %, atteignant un total de 332 véhicules. Quant à Volkswagen, il encaisse une baisse de 12 %, poursuivant son déclin amorcé depuis plusieurs mois.


Voitures électriques : l’éclaircie n’est plus qu’un leurre


Sur le segment des voitures électriques, les signaux sont tout sauf encourageants. La part de marché des véhicules à batterie plafonne à 18 % depuis le début de l’année. En mai 2025, elle aurait même reculé à 16 %, selon des données reprises par plusieurs médias spécialisés. En volume, cela représente une baisse d’environ 7 % des ventes d’électriques par rapport à 2024.


Alors que Renault lance sa nouvelle R5 électrique et que Citroën propose l’ë-C3, les consommateurs, eux, semblent avoir tourné la page ou simplement jeté l’éponge, le plus souvent à cause de la baisse des aides accordées par le gouvernement pour encourager la transition vers des véhicules plus propres. Mais aussi, un pouvoir d’achat en baisse.

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