L’Agence de protection de l’environnement des États‑Unis (EPA) a récemment décidé de supprimer les incitations réglementaires accordées aux systèmes automatiques d’arrêt/démarrage du moteur, qui réduisent la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre. D’après BFMTV, ce retrait constitue une étape importante dans les règles fédérales américaines sur les émissions et laisse présager des changements notables sur le marché automobile. Introduite sous diverses administrations depuis 2009, la technologie est désormais largement mise à l’écart aux États‑Unis.
Qui est concerné et qui décide
Le retrait des incitations, confirmé par l’EPA via son administrateur Lee Zeldin, s’inscrit dans la politique de déréglementation lancée sous l’Administration Trump. L’EPA présente cette décision comme « la plus grande action de déréglementation unique de l’histoire des États‑Unis », annonçant la fin des crédits hors cycle qui aidaient les constructeurs automobiles à mieux respecter les règles d’émissions. Des constructeurs comme Ford, General Motors et Tesla devront donc revoir leurs stratégies face à l’absence de ces crédits.
La technologie d’arrêt/démarrage a gagné en popularité au cours de la dernière décennie comme solution rentable pour les constructeurs. Elle permettait de répondre à des normes toujours plus strictes sans prendre le chemin de modifications moteur coûteuses. Les systèmes arrêtent automatiquement le moteur quand le véhicule est à l’arrêt (par exemple aux feux de circulation) et redémarrent quand le conducteur relâche la pédale de frein ou engage l’embrayage.
Ce que ça change pour le marché et les consommateurs
Aux États‑Unis, on peut s’attendre à une diminution notable de la présence des systèmes stop/start, puisque les constructeurs ne sont plus poussés à les installer massivement. Cette technologie pourrait devenir une option payante ou même disparaître de certains modèles. Cette décision annonce une restriction du choix pour les consommateurs et des coûts cachés, similaires au malus écologique en France, comme le souligne Lee Zeldin : « Le constat d’endangerment a été la source de 16 ans de restrictions du choix des consommateurs et de milliers de milliards d’euros en coûts cachés pour les Américains. »
La situation est différente en Australie. Les normes locales, telles que la NVES (Norme d’efficacité des véhicules neufs), continuent de se renforcer, poussant les fabricants à utiliser des technologies économes en carburant, y compris les systèmes stop/start, pour atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de CO2. Les acheteurs australiens, comme ceux d’Europe ou d’Asie, pourraient donc continuer à trouver ces systèmes sur leurs véhicules.






