Quand vous roulez et que vous tombez sur un panneau « Rennes 100 km », vous vous êtes peut‑être demandé d’où vient exactement cette distance. C’est la question à laquelle répond le journal Ouest‑France.
D’où viennent les distances indiquées sur les panneaux ?
La distance affichée sur un panneau routier n’est pas forcément mesurée depuis la mairie de la ville indiquée. Comme l’explique le Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement), un établissement public rattaché au ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, les distances sont calculées à partir d’un point de référence défini localement, appelé « centre du pôle ».
Ce centre du pôle peut être différents types de points d’intérêt retenus pour orienter au mieux les automobilistes. On choisit souvent un carrefour important, qui peut se trouver au cœur de l’agglomération ou en périphérie (c’est fréquent pour les rocades).
Qui décide du point de référence ?
Le choix du centre du pôle vient d’une étude de mise en œuvre de la signalisation directionnelle, réalisée par les services locaux responsables des panneaux. Ces services déterminent le point de référence qui « reflète le mieux la localité concernée » et qui paraît le plus pertinent pour guider les conducteurs. Ce travail méthodique permet d’adapter les panneaux aux besoins réels des usagers de la route.
Pendant l’étude, plusieurs éléments sont pris en compte. Par exemple, un relais d’information service peut être retenu comme centre du pôle, ou bien l’étude peut désigner un carrefour très fréquenté situé en périphérie de grandes infrastructures urbaines, comme les distances entre panneaux.
Cette méthode de calcul vise à fournir une information la plus utile possible pour les automobilistes. L’objectif est de limiter les confusions et de s’assurer que les distances affichées correspondent aux attentes pratiques des usagers, conformément à la réglementation routière.
Ainsi, même si parfois le centre du pôle peut être la mairie de la ville, ce n’est pas systématique. Comme le rappelle le Cerema, le choix se fait au cas par cas et dépend beaucoup de la situation locale et des besoins de mobilité.
Les panneaux routiers, qui semblent simples au premier abord, répondent en réalité à des enjeux de logistique et de communication importants, notamment en matière de signalisation routière. Grâce à ces études et à la possibilité d’analyser chaque lieu individuellement, les automobilistes bénéficient d’indications de distance ajustées à leur trajet.






