L’autoroute A40, qui relie Annemasse à Saint-Julien-en-Genevois, ne sera plus gratuite dès le 1er février 2029. Une décision annoncée par la préfecture de Haute-Savoie qui met fin à une dispense tarifaire en place depuis 1987. Ce virage va toucher de nombreux automobilistes, surtout les frontaliers qui empruntent tous les jours ce tronçon. Le passage au péage soulève des questions, notamment sur le plan économique et environnemental pour la région.
Nouvelle tarification
À partir de 2029, le péage entre Annemasse et Saint-Julien-en-Genevois sera de 1,80 euro TTC pour un véhicule léger. Parallèlement, le péage de Viry est fixé à 1,80 euro TTC pour les trajets entre Éloise et Saint-Julien-en-Genevois, et celui de Nangy sera réduit à 0,60 euro TTC. Ces tarifs ont été arrêtés lors d’une réunion du comité de pilotage rapport 20minutes.fr.
Les conducteurs équipés d’un badge de télépéage ATMB pourront bénéficier d’un dégrèvement exceptionnel. Selon la préfecture, leur tarif passera de 1,80 € à 0,94 €, soit une réduction de plus de la moitié.
La route sans barrières
Avec ce nouveau système tarifaire, les automobilistes n’auront plus besoin de s’arrêter à une barrière de péage. En effet, les véhicules circuleront en flux libre, le système détectant automatiquement les plaques d’immatriculation.
Cette évolution vers une autoroute payante inquiète néanmoins certains habitants et usagers réguliers. En effet, près de 50 000 automobilistes empruntent ce tronçon chaque jour, dont beaucoup de travailleurs transfrontaliers.
Réactions de la population
La fin de la gratuité a provoqué une vive réaction dans les communes avoisinantes. Les riverains, craignant un renvoi de trafic vers des routes déjà souvent encombrées, ont lancé une pétition en ligne pour conserver la gratuité de ce tronçon. Ces habitants expliquent que cette portion est « une autoroute urbaine de contournement » et devrait rester gratuite, comme le prévoit le projet de loi 1366 (16e législature) qui recommande la gratuité des autoroutes dans un rayon de 50 km autour de grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Marseille.
L’Association pour la Protection de l’Environnement Collongeois partage également ce point de vue en soulignant que ce tronçon fait partie intégrante du Grand Genève et gère un flux important de véhicules chaque jour.
Sur le plan financier, l’Autoroute et Tunnel du Mont-Blanc (ATMB) a dégagé un excédent net de 77 millions d’euros en 2022. L’État détient 67,3% des parts, tandis que les départements de la Haute-Savoie et de l’Ain en possèdent ensemble 18,62%. Le Canton et la Ville de Genève détiennent quant à eux 5,41%.
Le préfet a indiqué dans un communiqué que cette mesure était destinée à « assurer l’équilibre financier ».







Tous les péages en France sont scandaleux, et les copains des corrompus au pouvoir qui ont reçu la concession pour nous extorquer injustement de l’argent en veulent toujours plus.
Mais – tant que les francais acceptent tout et paient, aucune raison que l’arnaque cesse!