Les automobilistes français doivent se préparer : l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit que les prix du diesel resteront élevés jusqu’à fin 2027. Ce constat résulte de tensions continues sur l’approvisionnement mondial en gazole, comme l’indique le rapport mensuel de l’AIE. Pour les conducteurs dépendant du diesel, cette situation prolongée nécessite de repenser leur stratégie d’achat et leur budget en carburant.
La crise du diesel perdure : quelles perspectives ?
Les perturbations géopolitiques au Moyen-Orient et en Russie sont à l’origine de cette situation. En septembre 2026, ces régions ont perdu au total 1,3 million de barils par jour d’exportations de gazole, soit 4,5 % de la demande mondiale. L’AIE souligne que la reprise des activités de raffinage ne comblera pas ce déficit avant un certain temps. De plus, la maintenance automnale des raffineries, habituelle pour accroître les stocks, a été marquée par des réductions imprévues, privant les marchés de réserves essentielles.
Les marges de raffinage du diesel ont atteint un record de 95 dollars le baril en septembre 2026, influençant directement les prix à la pompe en France. Même si une baisse de 8 à 18 centimes est attendue dès le 1er novembre 2026, cette réduction temporaire ne modifiera pas la tendance générale. L’AIE indique que « les prix records du diesel pèsent sur le coût des biens, influencent les revenus réels, l’activité économique et l’inflation ». Pour un conducteur parcourant 15 000 kilomètres annuels avec une consommation moyenne de 6 litres aux 100 km, chaque centime supplémentaire coûte 9 euros par an.
Faut-il revoir sa stratégie d’achat de véhicules ?
Avec cette crise prolongée, le diesel devient moins avantageux pour les gros rouleurs. La différence de prix avec l’essence se réduit, et les voitures électriques deviennent plus attractives, permettant des économies substantielles en entretien. Pour les professionnels et les particuliers envisageant un achat, l’évaluation de la rentabilité du diesel doit intégrer cette perspective de prix élevés jusqu’en 2027.
Les secteurs dépendant du gazole, tels que l’agriculture, le transport routier et l’industrie, voient leurs coûts d’exploitation grimper. Le prix du plein restera élevé en 2027, affectant le budget des ménages. Les automobilistes s’adaptent : covoiturage, télétravail accru, recours aux transports en commun, ou passage à des véhicules essence ou hybrides malgré la décote des modèles diesel d’occasion.
Espoirs de baisse pour 2027
Quelques perspectives d’amélioration se dessinent pour fin 2026, avec une reprise attendue des activités de raffinage. L’offre mondiale de pétrole pourrait augmenter de 7,7 millions de barils par jour en 2027, ramenant le marché à l’excédent. Cependant, l’AIE reste prudente : « Alors que les réserves continuent de s’éroder et sans résolution des conflits au Moyen-Orient, les marchés pétroliers pourraient connaître davantage de turbulences avant un éventuel excédent en 2027 ». Les pénuries mondiales de diesel pourraient persister, malgré ces signaux positifs. Les récentes attaques contre les infrastructures énergétiques régionales mettent en péril toute amélioration.
Le message pour les automobilistes est clair : anticiper. Ceux qui peuvent reporter l’achat d’un véhicule diesel devraient attendre 2027 pour bénéficier d’un marché plus équilibré. Les autres devront intégrer ce surcoût durable dans leur budget ou envisager des alternatives énergétiques. Le diesel cher jusqu’en 2027 bouleverse le marché automobile français.


