Adopter la voiture électrique semble séduisant, mais vivre en immeuble complique la donne. Selon une étude Ifop pour Logivolt publiée le 6 octobre 2026, 45% des habitants d’immeubles y sont intéressés. Cependant, 88% d’entre eux considèrent l’absence de solutions de recharge comme un frein potentiel à l’achat. Pour ces résidents, ce n’est plus le coût du véhicule qui pose problème, mais l’organisation de la recharge à domicile. Alors que l’intérêt pour les voitures électriques s’accroît, seulement 18% des résidents disposent d’une solution de recharge dans leur immeuble.
Évolution des freins à l’achat de véhicules électriques
Si le coût d’acquisition (58%), l’autonomie (42%) et la durée de vie de la batterie (36%) restent des préoccupations, la perception des véhicules électriques s’améliore. En habitat collectif, 58% ont une opinion favorable de l’électrique, et 74% de l’hybride rechargeable. Les constructeurs diversifient les modèles accessibles et les aides publiques réduisent l’écart avec les véhicules thermiques. Avec une autonomie désormais standard de 400 à 500 km, ces anciens freins perdent de leur influence.
La recharge résidentielle : un défi majeur
La recharge à domicile s’impose comme un obstacle majeur. 67% des répondants identifient des freins liés aux bornes ou au temps de recharge, un chiffre qui grimpe à 73% si l’on inclut le coût. Pour 88% des intéressés, une solution de recharge accessible est cruciale pour envisager l’achat. Michel, participant à l’étude Ifop, illustre ce problème : « En immeuble, sans bornes, comment fait-on pour recharger ? » L’infrastructure devient un enjeu collectif déterminant.
Repenser le parcours d’achat
Chez 53% des futurs acheteurs, la question de la recharge précède celle de l’achat du véhicule. Cette inversion du parcours d’achat montre que l’automobiliste vérifie d’abord la faisabilité de la recharge avant de se décider. Les concessionnaires doivent intégrer cette nouvelle réalité, car l’infrastructure précède la vente.
Le baromètre Logivolt 2026 met en lumière cette dynamique : malgré un intérêt de 45%, seuls 18% des résidents en collectif ont accès à des bornes. L’installation de bornes est freinée par le coût (49%), l’accord de la copropriété (36%) et les contraintes techniques (34%). Damien, un autre participant, témoigne : « C’est compliqué avec la copropriété, j’abandonne avant même d’essayer. »
Les contraintes au quotidien de la recharge électrique
Même avec une installation, 68% des propriétaires de véhicules électriques rencontrent des contraintes organisationnelles liées à la recharge. L’étude Ifop souligne que ces difficultés sont souvent dues à un manque d’information plutôt qu’à une mauvaise expérience. Bien que les innovations technologiques progressent, les habitudes des utilisateurs doivent encore évoluer.
La recharge résidentielle redéfinit la gestion du temps. Oriane, participante à l’étude qualitative, explique : « La recharge à domicile s’intègre dans notre routine quotidienne, contrairement au plein d’essence rapide. » Pour que l’électrique devienne la norme, il faut que les parkings soient équipés de bornes.
Les attentes des automobilistes pour l’électrique collectif
Le modèle d’offre collective avec souscription individuelle séduit 72% des répondants, et 89% des intentionnistes. Les copropriétés qui installent des bornes partagées avec facturation individuelle répondent à cette attente. Cependant, l’innovation technique ne suffit pas : il faut aussi simplifier les procédures administratives et financières.
La transition vers l’électrique en habitat collectif nécessite de surmonter les obstacles liés à l’infrastructure. Les constructeurs, syndics de copropriété et pouvoirs publics doivent unir leurs efforts pour que l’électrique soit accessible à tous, quel que soit le type d’habitat.



