Dans un cas surprenant d’usurpation d’identité automobile, Jessica Cousin, assistante maternelle vivant à Tourlaville, près de Cherbourg en Normandie, a découvert que son ancien véhicule était signalé comme immobilisé à des milliers de kilomètres de chez elle. Ce quiproquo administratif, raconté par Le Figaro, qui a perturbé sa vie perso et pro, montre à quel point une faille administrative peut avoir des conséquences lourdes.
Une situation inédite et compliquée
À 41 ans, Jessica se retrouve au centre d’un imbroglio administratif inattendu. Après avoir acheté un Nissan Qashqai d’occasion en 2018, puis échangé ce véhicule contre un modèle neuf en juin 2025, elle a découvert que son ancien véhicule figurait comme immobilisé à Cayenne (en Guyane française). « Quelle fut ma surprise car je n’ai jamais commis d’infraction entraînant une immobilisation », confie Jessica. La raison officielle : un supposé « défaut d’assurance », avec des infractions signalées depuis 2023.
Des démarches administratives qui épuisent
Soudainement prise dans un véritable dédale, Jessica a multiplié les démarches pour prouver que sa voiture n’a jamais quitté l’Hexagone (la France métropolitaine). Elle est allée déposer plainte au commissariat de Cherbourg pour usurpation d’identité. Elle a aussi saisi la sous-préfecture, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), la direction de la sécurité routière, et la police aux frontières. « Me voilà lancée dans un enchaînement de démarches afin de prouver que mon véhicule est bien dans l’Hexagone », dit-elle au journal Actu, montrant son épuisement face à cette situation kafkaïenne. Malgré ses efforts, ses démarches restaient sans réponse et l’issue paraissait incertaine.
Conséquences sur sa vie perso et pro
L’affaire a des répercussions directes sur la vie professionnelle de Jessica. Assistante maternelle, elle a perdu l’usage de son principal outil de travail — sa voiture — ce qui réduit sa mobilité et crée un risque financier. Le concessionnaire qui a repris le Nissan Qashqai pour 9 850 € demande que la situation soit réglée avant le 20 décembre 2025, sinon il menace de l’assigner en justice. Pour Jessica, une telle assignation aurait représenté un risque financier important : « Si j’avais perdu face à ce gros groupe, j’aurais dû payer une somme folle. »
Un dénouement inattendu qui la soulage
Dans un retournement décisif, le 9 décembre 2025, le commissariat de Cherbourg a informé Jessica de la levée de l’immobilisation de son véhicule, écartant la menace d’assignation du concessionnaire. Ce soulagement a été immense, même si le chemin pour prouver l’erreur et remettre les choses en ordre a été stressant et semé de péripéties.






