À l’approche des fêtes de Noël, la voiture redevient centrale dans l’organisation des déplacements. Selon une étude OpinionWay réalisée pour Ulys en novembre 2025, l’automobile reste, de loin, le mode de transport privilégié par les Français pour rejoindre leurs proches ou leurs lieux de vacances. Un choix qui en dit long sur les usages réels de la mobilité dans l’Hexagone.
La voiture, socle des déplacements de Noël
La domination de la voiture pendant les vacances de Noël ne se dément pas. D’après l’étude OpinionWay pour Ulys, 83 % des Français qui prévoient de se déplacer durant les fêtes comptent utiliser la voiture. Ce chiffre, stable par rapport aux années précédentes, illustre l’ancrage profond de l’automobile dans les pratiques de mobilité, en particulier lorsque les déplacements sont familiaux, chargés et contraints par le calendrier. Cette centralité de la voiture rappelle que, malgré la diversification de l’offre de mobilité, l’automobile demeure l’outil le plus polyvalent pour absorber les pics saisonniers de déplacements.
L’analyse par profils renforce ce constat. Les couples avec enfants sont les plus dépendants de la voiture : 90 % d’entre eux y ont recours pour leurs trajets de Noël, contre 75 % chez les célibataires sans enfant. À l’inverse, les 65 ans et plus sont moins mobiles à cette période, seuls 47 % envisageant un déplacement. Ce différentiel souligne le rôle central de la voiture comme outil logistique, capable de s’adapter aux contraintes de la cellule familiale et aux volumes de bagages propres aux fêtes.
Distances, territoires et contraintes autoroutières
Si la voiture domine, les distances parcourues restent majoritairement modestes. Près d’un Français sur deux, soit 48 %, effectue un trajet inférieur à 50 kilomètres pendant les fêtes. Cette logique de proximité est particulièrement marquée dans certaines régions, notamment dans le Nord-Est, où 57 % des déplacements restent courts. Elle traduit une géographie familiale relativement resserrée et une préférence pour des rassemblements locaux.
Toutefois, l’Île-de-France fait figure d’exception. Les Franciliens utilisent moins la voiture que le reste des Français, mais lorsqu’ils la prennent, les trajets sont plus longs. Ainsi, 51 % d’entre eux parcourent plus de 150 kilomètres pour Noël, contre 34 % en moyenne nationale. Cette configuration entraîne un recours plus fréquent au réseau autoroutier : 48 % des automobilistes franciliens empruntent l’autoroute, contre 40 % pour l’ensemble du pays. Ces données rappellent le rôle structurant des grands axes dans la mobilité de fin d’année et les tensions récurrentes sur le trafic à cette période.
Le télépéage, un équipement devenu quasi indispensable
Dans ce contexte de flux massifs, le télépéage s’impose comme un facilitateur clé de la mobilité automobile. L’étude OpinionWay pour Ulys montre ainsi que 86 % des détenteurs d’un Pass télépéage choisissent la voiture pour leurs déplacements de Noël. Ce taux supérieur à la moyenne nationale illustre l’effet direct de l’équipement sur l’usage de la voiture : moins d’arrêts, moins de files, et une meilleure continuité de conduite sur les longs trajets. Pour les automobilistes réguliers, le télépéage s’inscrit désormais comme un prolongement naturel de l’expérience de conduite, au même titre que les aides à la navigation ou les services connectés embarqués.
L’adhésion au télépéage est durable. Pour 76 % de ses utilisateurs, revenir au paiement manuel aux péages est désormais jugé impensable. Ce large rejet traduit une évolution profonde des attentes des automobilistes, de plus en plus sensibles à la fluidité et à la réduction de la charge mentale au volant. Damien Joannes, directeur général d’Ulys, souligne que l’opérateur revendique 71 % de parts de marché du télépéage en France et 7 millions d’utilisateurs actifs. Pour les acteurs de l’automobile, ces chiffres confirment que les services associés à la conduite, au-delà du véhicule lui-même, pèsent désormais lourd dans l’expérience de mobilité.






