Le permis de conduire rose, celui délivré avant 2013, touche à sa fin en France, confirme le magazine Parole de mamans. Il va être remplacé par un nouveau format en plastique, à l’image d’une carte bleue, jugé plus sécurisé et plus pratique par les autorités. Les détenteurs de l’ancien document ont jusqu’au 19 janvier 2033 pour demander son remplacement : passé ce délai, le permis rose sera considéré comme un titre invalide, même si le droit de conduire lié aux catégories obtenues reste en principe acquis.
Ce basculement découle de la directive européenne 2006/126/CE, qui impose un format harmonisé dit ID-1, conforme à la norme ISO 7810, celle des cartes bancaires. Le papier à volets, mis en place en 1922 et distribué jusqu’en 2013, ne répond plus aux exigences actuelles : les volets se détachent avec le temps, les encres s’effacent, et le document reste facilement falsifiable.
Il n’est par ailleurs pas reconnu à l’international, contrairement à la nouvelle carte, déjà en circulation dans la plupart des pays européens et aux États-Unis.
Gratuit pour un simple remplacement, payant en cas de duplicata
La demande se fait en ligne sur le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Il faut fournir :
- un justificatif d’identité,
- un justificatif de domicile,
- une photo signature numérique réalisée chez un professionnel agréé,
- ainsi que l’ancien permis.
Le remplacement d’un permis rose par la nouvelle carte est gratuit, à l’exception des frais liés à la photo d’identité.
Seuls le vol, la perte ou la détérioration du titre entraînent des frais de 25 euros pour l’édition d’un duplicata. Une fois la demande validée, le nouveau titre arrive par courrier sécurisé.
Le support en polycarbonate intègre une zone de lecture automatique scannable en moins d’une demi-seconde, qui permet d’interroger instantanément les bases nationales et les réseaux européens. Il donne aussi accès en ligne au solde de points et peut être importé dans l’application France Identité, un usage déjà accepté lors des contrôles routiers.
Sa validité administrative est fixée à 15 ans pour les catégories courantes, sans qu’il soit nécessaire de repasser l’examen, contrairement au permis rose qui n’avait, lui, aucune limite de durée.
Quant aux sanctions, elles varient selon le moment. Avant l’échéance de 2033, un simple défaut de présentation du permis expose à une amende de 11 euros, pouvant être majorée à 38 euros. Si aucun permis valable n’est présenté du tout, l’amende grimpe à 135 euros, avec un risque d’immobilisation du véhicule.
Après le 19 janvier 2033, circuler avec un document papier périmé devient une infraction à part entière : l’amende forfaitaire est alors de 135 euros, susceptible d’atteindre 750 euros en l’absence de régularisation.
Entre 10 et 30 millions de titres roses restent à remplacer en France, un volume qui fait craindre un engorgement des serveurs de l’ANTS à l’approche de la date limite. Le ministère de l’Intérieur précise toutefois qu’« aucune décision n’a été prise concernant son remplacement avant 2033 », laissant pour l’instant les conducteurs libres de choisir le moment de leur démarche.
Il est conseillé de profiter d’un renouvellement naturel, un changement d’adresse, d’état civil, ou un permis trop abîmé, pour basculer vers le nouveau format plutôt que d’attendre l’échéance.



