La hausse spectaculaire du cours du cuivre a récemment provoqué une vague de vols inquiétants ciblant le réseau de bornes de recharge pour voitures électriques en France. Ce phénomène, qui devient de plus en plus visible, touche non seulement les opérateurs de ces infrastructures mais aussi les automobilistes qui dépendent de ces stations pour recharger leurs véhicules. Alors que le cuivre atteint des prix record, ces vols coûtent cher et perturbent un secteur en plein essor.
Les infrastructures de recharge dans le collimateur
La situation est alarmante. Avec le prix du cuivre qui « explose », les câbles utilisés dans les bornes de recharge pour voitures électriques deviennent des cibles de choix pour les vols de cuivre. Après avoir pris pour cible les câbles d’éclairage public et les installations le long des voies ferrées, ces équipes se tournent désormais vers les stations de recharge.
Un récent incident à Albi, dans le département du Tarn, illustre bien l’ampleur du phénomène. Selon un reportage de France 3, plusieurs bornes ont été retrouvées sans câbles, laissant les stations de recharge « à l’arrêt ».
Le phénomène ne se cantonne pas aux grandes villes. Dans le nord de la France, les incidents se multiplient, ce qui inquiète les opérateurs locaux comme Atlante. Atlante affirme avoir enregistré au moins trois incidents dans le Tarn depuis l’été 2025, chaque larcin entraînant un coût élevé estimé « entre 1 500 et 4 000 euros par câble volé ».
Quelles conséquences pour l’économie et le fonctionnement ?
Les conséquences économiques pour les entreprises exploitantes sont lourdes. Les stations hors service obligent les opérateurs à financer le remplacement des câbles volés, souvent en faisant appel à des partenaires spécialisés — une opération coûteuse. Cette immobilisation provoque aussi des pertes de revenus importantes. Les exploitants de stations de recharge, déjà sous pression pour répondre à une demande croissante en matière de mobilité verte, voient leur situation se compliquer.
Les retombées macro-économiques sont elles aussi notables. Ces vols perturbent la continuité du service public de recharge, service indispensable au développement de la mobilité électrique en France. Mobilians, l’organisation qui représente 180 000 sociétés de la réparation automobile, souligne que ces actes compromettent « la continuité du service de recharge au public » et freinent « le développement de la mobilité électrique ». Ils demandent une action forte des autorités pour endiguer ce fléau.






